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jeudi 18 juin 2015

Qui vaicra? Chapitre 2

Chapitre 2: Quel caractère!

-Tu n'as pas idée de l'inquiétude dont tu avais fait l'objet! S'exclame Elsa, en lissant nerveusement sa robe saumon.
-Oui, cela doit arrêter! Rugit papa, Elsa m'a racontée pour la dernière fois, ça suffit! Tu ne vas plus sortir comme ça en pleine nuit, quand même!
Je soupires en soufflant sur ma mèche et je lèves les yeux. J'avais quitté vite fait le restaurent contre mon gré, après maintes excuses, et le téléphone n'arrêtait pas de sonner pendant tout le trajet, sans parler des messages sur Outlook de maman, " où tu es? " que fais-tu?"
-à partir de demain, je t'inscrirais dans une école militaire! Fit papa.
Elsa s'exclame en poussant un cri et moi je restes bouche bée! Un école militaire!
-Pour t'apprendre à ne plus sortir dans la nuit et à obéir!
Je me tais. Puis je me lèves et je vais dans ma chambre. Une fois la porte fermée, je m'effondres sur le tapis rose aux allures arabesques. Je pleures, je pleures, je pleures. Quand j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, je sors de mon sac une bouteille d'eau et je la bois, toute entière. Juste pour me faire plaisir, me rafraîchir et me recharger les batteries.
Je m'assois devant mon ordinateur et je me lances dans des recherches archéologiques sur toutes les écoles militaires du coin. Il n y en a que deux.
La première "saint-besterés", enseigne espagnole, était situé près du "ice cream", juste à côté d'une grande forêt cachant une large lac. "Saint-besterés", dirigé par un directeur anonyme, offrait des activités 100% militaires de 6h jusqu'à 10h du soir. Terrible. En plus, les élèves peuvent être réveillé en pleine nuit pour faire des exercices. Ils doivent aussi couper leurs ongles, ranger leurs cheveux. Le maquillage et le vernis sont interdits. Il y a un uniforme à porter et on peut dormir sous une tente à partager avec cinq ou six élèves. Le dernier délai de s'inscrire était le 8 juin. Ouf! C'est passé.
Mais la peur m'enserre le ventre lorsque je cliques sur le lien de la deuxième école militaire. Soit celle dans laquelle je vais passer deux mois entiers.
Il n y avait pas de photo, juste un paragraphe que je lis:
L'école Militaires " Saint-fillingér" , situé à trois rues de la banque "offichs"  en face d'un centre de santé, a prescrit un programme militaire pour les plus de 15ans. Le moniteur John sonny commente: " Je n'ai jamais vu d'aussi compliqué cette année, mais les jeunes vont pouvoir bien s'exercer!" Madame Collister a visité l'école et a déclaré aux journalistes: " Une école digne" Donnant un délai d'inscription avant le 16 juin, " saint-fillingér"  laisse poser des règles assez sévères sur l'élève inscrit. Plus d'informations sur le numéro: 00 12 15 87 95 1

Je m'effondres à demi sur ma chaise. L 'école, apparemment n'avait pas l'apprence d'une école de cœur comme "saint-occurce", la F.A.Q où j'étudiais.
Mes paupières commencèrent à s'alourdir, je ne pouvais plus me traîner jusqu'au lit et je ne trouvais pas le force de me changer. Je tombais endormie sur ma chaise.
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Le lendemain, je me réveillai avec une migraine, j'avais aussi des douleurs au dos, faute de ma position.
-Réveille-toi vite, fit sèchement une voix derrière la port, sans doute Elsa, ton père doit te parler.
-Mmmh...
Je fermai les yeux un instant puis me levai. Je contemplai mon visage de déterré et mon teint quoique livide. Je tirai un pinceau de ma boite et c'est alors que j'eus la meilleure idée de ma vie.
J'allai me donner l'air de n'avoir pas dormi de la nuit et je me colorierai un gros hématome sous l'œil, faute de s'être emporter. Tu parles!
Je mettais un peu de mauve mêlé de bleu sous mon œil gauche puis sur la paupière. Je donnais un soupçon de rouge puis je me contemplai.
Ensuite, je prenais un fond de teint cireux que m'avait offert tantine Dorothée mais que Elsa, par chance, ne connaissait pas.
Je relevai mes cheveux en un haut chignon et je les soupoudrai de " ternine" , un cadeau de Lavinia cette fois que je n'avais jamais utilisé. Il était écrit sur le dessin qui le décorait qu'il abîmait les cheveux et qui ternissait la couleur. Ce qu'il me fallait. Oh! Pardon, mes cheveux. Mais il faut que je vous sacrifie.
Seulement, j'applique avant une huile protectrice très efficace, je ne peux pas me décider à abandonner mes cheveux pour cette simple et répugnante histoire.
Je me rends compte que je suis encore en robe de soirée. Je me changes vite, la troquant pour une tenue simple: veste bleu ciel en laine, t-shirt imprimé gris et noir sur mon minishort bleu en jean.
-Hé, Cassandra! Papa t'a dis de descendre TDS! Fit la voix de Toinette derrière la porte.
-Quoi?
-Tout de suite, quoi!
-O.K, j'arrives.
Enfin, je contemple mon œuvre. Parfait.
Je descends les escaliers lentement, en faisant grincer chaque planche très bruyamment.
-Fais vite, toi! Grogna papa.
-Euh... d'accord, je dis d'une faible voix.
Lorsque j'entres dans la cuisine, Elsa pousse un cri, Toinette tombe de sa chaise et papa me regarde avec des yeux horrifiés. Ils sont tous autour de la table, comme pour un conseil.
-Vous vouliez me parler?
-Euh...oui, mais..., dit papa, qu'Est-ce que tu as fais à ton beau visage?
-Quoi, mon visage? J'ai rien fait.
-Elsa, occupe-toi d'abord d'elle, fit papa d'une voix tremblante, tu sais Cassandra, je ne voulais pas te...
Elsa sauta presque de sa chaise. Je proteste mais Elsa saisissait déjà un gant de toilette et le mouillait à l'eau du robinet de cuisine.
Si elle me nettoyait, j'étais perdue.
-Mais c'est pas la peine! Je m'écrie, laissez-moi, personne ne doit me toucher.
Mais c'était trop tard. Elsa avait posé son gant sur ma joue et poussait un deuxième cri. Le gant portait une teinte bleu et mauve et ma joue était comme peinte à la main. Il fallait dire que je n'avais pas pensé à cette partie du plan.
-TU T'ES MOQUE DE NOUS, PETITE INGRATE! Hurla papa, une fois le choc passée.
Là, j'avais vraiment peur. Il semblait être entré dans une transe. Il saisit un couteau et je ne réfléchis pas. Je me penchai et m'élançai vers la porte, laissée ouverte. Je traverse le salon, saute par-dessus la table en verre. Mais je n'avais pas bien calculée mon saut, un vase se casse et lorsque je me retourne pendant une fraction de secondes, je constate avec horrification que papa m'avait rattrapée. Il sautait à son tour par-dessus la table. Il gagnait du terrain. Mais j'avais déjà ouverte la porte donnant sur the RL ( real life). Il y avait beaucoup de monde, papa criait, je me glissais entre deux carrosse et je courus le plus possible, tournais dans un bon nombre de rues. J'avais très peur, sachant bien que le regret d'être au chaud, bien nourrie et être prêt de ceux qu'on aime viendrait me torturer après. Je ne savais pas bien ce que je faisais.
Lorsque je suis sûre que je ne suis plus traqué, je m'effondre  sur le sol. Les passants m'enjembent, me lancent des regards étonnés ou dégoutés. Ils critiquent avant d'avoir su. J'avais un besoin urgent de boire. Je cherchais un billet ou une pièce dans ma poche. Voilà, ma vi de devergondé commençait déjà. Je contemplai ma veste bleu ciel ajusté sur un t-shirt imprimé gris et noir sur mon minishort bleu en jean. Pas ideal pour le prochain hiver, si j'ai survécu jusqu'à là. J'ai sur moi deux billets de dix euros. Je tires de mes poches un élastique, un collier de perles et un mini-talon de la Barbie de Toinette.
J'entres dans un magasin et j'achètes ma bouteille d'eau. Fini le shopping, la F.A.Q, le scooter rose et les cavales la nuit. Les cavales la nuit? Pas sur, maintenant que je suis LIBRE... L-I-B-R-E, maintenant, c'est un triste mot... Je suis libre... Mais à quel prix?
Les mains dans les poches, je sillonais les avenues en méditant sur mon pauvre sort. Je ne vais plus pouvoir revoir mes amies, plus aller à la F.A.Q, ni assister à mes cours de chevaux. Mais je ne pouvais plus faire marche arrière. Comment imaginer retourner à la maison et dire " Désolé les amis, l'affaire est clos" ?
La nuit venait de tomber, tirant avec elle un rose mêlé de mauve sur les immeubles et les villas désormais peints en noir. Je n'avais jamais fait  attention à ce décor. Je le trouves sublime. Je m'assis sur un banc et contemple les petites étoiles qui illuminaient le ciel. La ville sombra dans la nuit un long moment avant que les réverbères ne s'allument. Sur mon banc, je contemplai les gens passer. Ils avaient un foyer à regagner. Une tâche que j'avais éliminé moi-même.
Je frissonnais, j'avais un peu froid, surtout aux jambes. J'essayai de marcher à nouveau mais j'étais comme gelé. Faute de s'être trop assise. J'avais commis trop de fautes aujourd'hui.
Ma bouteille d'eau au citron, vidée, pendait sur la banc. Je la pris, et prise d'un élan, je la lançais furieusement  le plus loin possible. Elle percuta les barreaux du jardin où je m'étais reposé, faisant sursauter plusieurs gens, dont une vieille dame et deux amants.
Je soupirai et me résigna à me lever. Malgré mes articulations congelés, j'activai le mécanisme lentement, tel un automate pas encore passée en vitesse V.
Je me retrouve bientôt sur une longue route sans destination apparaissante à l'horizon. Sur les côtés, Il n y avait que des villas cachée par des arbres. Je déambulai sur la route pendant un long moment, méditante et méloncolique. Je n'avais pas encore trouvé le vrai sens d'être une fugue. Je ne me suis pas encore remis de mon choc. Une douleur imprégna soudain mon plus gros doigt de pied. J'avais cogné ma converse contre une pierre sans faire attention et lorsque je retirai ma chaussure je constatai les dégats. Le sang coulait et ça me faisait horriblement mal. Je m'asseyaient sur le sol et enleva un morceau de tissu de mon t-shirt, déjà long. Ce n'était pas difficile, le tissu était fragile et très fin. J'en enveloppai mon doigt et le glissa lentement dans ma chaussure, qui, par chance, n'a pas été salie par le sang. Je me remis à marcher. Je distinguai une grande maison pointue illuminée de petites lumières. Je m'approchai plus, sans réfléchir. Je scrutai l'horloge collé contre la face bleuté du toit, la pierre blanche et froide du mur. Cela donnait une impression de manoir.
- Comme dans Blanche neige, version 2, je murmures, émerveillée par les grands jardins égayés par de ravissantes roses d'un rouge profond.
C'était peut-être la maison de la sorcière qui jouait dans Blanche neige, et qu'elle m'enlèverait.
J'avais suée pendant le chemin et mes cheveux étaient collés contre ma nuque. Je saisis l'élastique et me fis un chignon bun simple, juste pour me dégager un peu la vue et ne plus me sentir aussi chaude.
-Oui, d'accord madame, je sursautai en entendant une voix d'homme.
Un grand portail s'ouvrit en effet sur un homme d'apparence douteuse. J'essayai de me cacher derrière un arbre, mon coeur battant la chamade. J'écrasai une branche avec un " crac", je me mordis le poing pour m'empêcher de crier.
L'homme, par contre, avait bien entendu.
-Quelqu'un est là?
Ne recevant pas de réponse, il murmura en riant nerveusement:
-Voilà que j'entends des voix maintenant!
Il tenait un gros carton sous la main et sentait une forte odeur de terre mêlée de sueur. Je me pinçai le nez et regarda droit devant moi, au cas où je pourrais enclencher un sixième sens imprévu.
L'homme lança un cri et un charrette tiré par un grand cheval noire arriva en galopant. Il y lança le carton et y grimpa lui-même.
-Allez, hue! S'écria-t-il dans la nuit, direction le manoir d'Auverlitz!
Le cheval se remit en marche. Lorsqu'ils furent suffisamment loin, je soupirai de soulagment et me laissa tomber sur l'herbe.
Il commençait à faire très froid.Je resserrai ma veste sur moi et me releva. Je courus le plus possible pour m'échauffer et m'éloigner de cette maison très douteuse.
-Dans la nuit, je ne distinguai pas grand-chose, il n y avait pas de réverbères. "Le manoir d'Auverlitz" avait dit l'homme. Y avait-il encore des manoirs dans cette vie? Les contes de fées, tressées par des conteurs pourraient-ils prendre vie?
Je secouai la tête comme pour dégager mon cerveau de ces idées, défaisant mon chignon.
Tout en courant je le refis.
Je courus pendant un long moment, un quart d'heure, une demi-heure, que sais-je?
Mes paupières commençaient à s'alourdir, mes jambes devinrent lents. Je devais trouver un abri pour me reposer. Je regrettai vaguement le lit qui aurait du m'attendre chez moi après une sortie avec Solanie.
Mais plus maintenant. Il n y avait plus de lit, plus de Solanie, rien. Juste la vie.
J'avais encore très peur de la rencontre avec l'homme et froid. Je ne pouvais pas me donner à ces pensées maintenant.
Je continuai ma marche mais je ne trouvai aucun abri. à moitié endormie, je me laissai tombée sur une façade rouge et m'endormis, trop épuisée, sous le ciel à présent noire

***********************************************
-Vous êtes qui?
Un aboiment me réveilla et j'ouvris des yeux éperdues.
-Hein?
Je me lèves tant bien que mal et bute contre la façade. J'avais un mal de chien aux jambes et aux bras comme lorsque je venais d'un premier cours de pilates.
-Vous êtes qui?
Je baisses les yeux sur une petite fillette d'une septaine d'année surmontée de deux mignonnes couettes blondes.
Je m'accroupis.
-Je ne suis personne, je dis en scrutant ses yeux verts.
-Comment ça, vous êtes personnes?
Des aboiements retentirent de nouveau et un gros chien américain apparut. Il s'élança et je poussai un cri. J'essayai de m'enfuir mais il était déjà sur moi.
-N'aie pas peur, il ne te fera pas de mal! Cria  la petite fille.
En effet, le chien se contenta de me lécher. J'éclatai de rire.
-Bas les pattes, le chien! Fit la petite fille.
 Le chien cessa soudain de me lécher et retourna vers la petite fille. Je me relevai tant bien que mal et lança un coup d'oeil au ciel découvert.
-Bon, je dois partir, je dis, au revoir!!
Sans lui donner le temps de répondre, je détournai la petite maison compagnarde et me remit à marcher, faiblement. J'étais très faible. N'avant rien mangé et glacifiée par le froid de la nuit, je marchais lentement et délicatement, comme par peur d'un claquage.
-Hé! Hé!
La petite fille m'avait rattrapée, entraînant avec elle un grand homme aux membres élancées.
-Tiens,fit la petite fille.
Elle me tendit un panier couvert d'une serviette.
-Oh, merci! Je m'exclame.
J'esquisse un mouvement pour l'entourer de mes bras mais le grand homme fit éloigner la fille. Je le regardai lentement.
-Qui êtes-vous? Dit-il sèchement.
-Personne, je murmures, les yeux emplies de larmes.
"Personne", voilà ce que j'étais devenue.
-Tu es une fille de joie?
-Quoi? Je suffoques, comment? Jamais , monsieur, comment osez-vous?
J'avais retrouvé tout mon aplomb à présent. L'homme me dévisagea, puis après un instant, il me sourit:
-Ah, je me disais que c'était encore quelqu'un de chez... Enfin, bon, dit-il en se caressant la nuque d'un air gêné.
-Ce n'est pas grave; merci pour tout.
-Non, attendez! M'appela l'homme, si vous voulez venir... Juste pour vous changer ou vous laver..heu..
Il me regarda d'un air peureux comme s'il avait commis un affront, mais il fut rassuré par mon sourire.
-Il faut dire que j'en ai bien besoin, O.K.
Avant, j'aurais répondu de ne plusse mêler des affaires des autres mais maintenant, je n'avais pas le choix.
-Suis-nous, fit la petite fille, en me regardant d'un air distrait.
On retourna auprès de la petite maison, entourée de plantes montantes. J'entrai dans une sorte de salon. Des vases gris pas encore peints contenaient des camomilles fraîchement ceuillies et servaient de décors sur une petite table en bois et sur deux murs bas. Il n y avait pas de coussins moelleux ni de fauteuils achetées à demi-prix chez le magasin préféré d'un ami.
-Oooh, je dis en soupirant.
-Qu'est-ce qu'il y a? Demanda précipitamment l'homme, vous savez... On est pas riche et tout ça...Enfin, si vous êtes pas contents..
-Non, non, je n'ai pas dis ça. Je suis juste... juste un peu fatiguée, je prétexte en me laissant tomber sur les couvertures alignées sur le sol, Aie!
Le sol était dur. L'homme sourit tandis que la petite fille tendait une main dégoulinante de salive vers un vase.
-Tu n'es pas habituée aux sols durs, d'après ce que je vois, fit-il remarquer en attrapant la petite fille.
Je grimaça mais ne dis rien.
-Alors, quel est ton histoire? Me demanda-t-il.
-Euh...Obligatoire de raconter ou facultatif? Je dis.
-Hein?
Apparemment, il n'était pas passée par l'école, celui-là.
-C'est obligée ou c'est pas obligée, je précises.
-Euh... Si tu veux.
-Je ne veux pas alors.
-Bon, euh... Très bien. La salle de bain est par là.
Il m'indique une petite pièce où j'entres.
Déçue.
Décidémment, il faudra que je m'habitues à la "pauvreté " et au " vagabondage". La salle de bain ne contenait pas de bain sophistiqué et des miroirs cadrée d'or surmonté de placards où traînaient toutes les crèmes dont j'en gavais mon corps.
La salle était simple et grise. Il y avait une petite place isolée où on devait prendre notre bain, les rideaux partaient en lambeaux et une petite fenêtre ouverte expliquait la source du courant d'air qui parcourait la salle, me faisant frissonner.
Je fermai la porte derrière moi. J'enlevai un à un mes vêtements et mes chaussures. Je parcourus la distance entre là où j'étais et le bain sur la pointe des pieds. J'étais sale, d'après la boue qui tâchait mon corps. Je tournai le robinet.
Je pousse un cri, l'eau est froide.
Je m'habitues lentement.
Alors que je lavais mes cheveux, quelqu'un entra, suivi d'un grincement de porte. Je poussai un hurlement et par deux gestes je tournes le robinet et je tires une serviette miteuse.
-Hé, c'est juste moi, ricana l'homme, je t'apportes de nouveaux vêtements.
Je souffles lentement, je le regardai sortir et j'eus l'impression que son regard s'attardait... sur moi.
Je laisses ma tête aller contre le mur froid.
Je sors de la douche, j'ai toujours peur. Je contemples les "vêtements" qu'ils m'avaient apportés; C'était un pantalon en laine blanc tâchée et un t-shirt sale rouge.
Je remis mon short et mis par-dessus le pantalon. ¨Par contre, je remis mon t-shirt et ma veste verte en laine et laissa le t-shirt sur le sol. Je renouais mes cheveux mouillées et sortit.
J'entrouveris la porte et marcha lentement dans le couloir. Il y avait des voix provenant du salon.
-Laissez-là moi, disait la voix de l'homme, elle est très belle, ça faisait longtemps que je n'avais pas jouée.
-Oui, mais nous aussi, nom d'un chien! Tu nous la passes après, fit une autre voix rauque.
Je faillis crier lorsque la petite fille vint de derrière moi. Elle me fit signe de me taire et se dirigea vers une porte. Je la suivis en silence.
Elle l'ouvrit et on sortit toutes les deux.
-Bonne chance, tiens, c'est pour toi.
Elle me tendit un petit tas enveloppé dans une serviette blanche.
Malheureusement, la porte grinça bruyamment au dernier moment et on entendit des pas suivis de cris " Elle s'enfuit" " Attendez-moi".
La petite fille poussa un cri et on courut le plus vite possible. Trois hommes surgirent du portail et la petite trébucha. Elle sanglota.
Je ne pouvais pas l'abandonner, pas maintenant.
Je m'arrêtes pour la relever, le temps qu'il fallait aux hommes pour nous rattraper.
Je la saisis à la volée et on galopa dans la verdure de la compagne.
On continua ainsi une dizaine de minutes, la peur me donnant des ailes. Par contre, elle ne donne pas des ailes éternellement... Je me sentis faiblir, les battements de coeur s'accélérer... J'allai bientôt lâcher...
La petite fille sanglota de plus belle. Elle tenait le coup, elle aussi.  Mais ses pas devenaient plus lents, d'autant que sa respiration devenait sérieusement saccadés.
Soudain prise d'un élan puissant, je la saisis et ce fut une impression merveilleuse.
C'était comme si je m'envolais à la vitesse de la lumière. Je ne ressentais plus aucune douleur dans les jambes, ni dans la poitrine. Les hommes perdaient du terrain à une vitesse extraordinaire.
Enfin, alors qu'ils ne furent que des petits points à l'horizon, l'impression disparut et je tombai violamment par terre.
-Aiiiie! S'écria la petite fille, des larmes perlant sur ses joues.
J'étais trop épuisée pour dire quoi que ce soit, je ne pouvais même plus bouger un pied ou une main. J'avais l'impression que mes os étaient brisées.
-Désolée, je souffles, vidée de mes forces.
Elle s'allongea et posa sa tête contre mon ventre. Je la serrai de toutes les forces qu'ils me restaient. On s'endormit toutes les deux sur l'herbe fraîche.
Malgré le froid qui nous enveloppa bientôt, je me sentis aussi chaude qu'un fer blanc.

**********************************-
Le lendemain, je me réveillai un peu étourdie. Je me croyais encore chez moi.
-Tu es réveillée? Fit la petite fille au-dessus de moi.
-Hein? C'est toi Elsa?
-Je m'appelle Isabelle.
-Hein? Oui, désolée..
J'essaye de me lever mais mes membres n'avaient pas la force de me porter. Je fais quand même un effort et me lève.
Je m'écroules très vite et Isabelle pousse un cri d'angoisse.
-Ne t'inquiète pas, Isabelle, d'accord? Je lui dis doucement, c'est juste.. juste l'effort.
-L'effort du sort?
-Du sort? Quel sort?
-Celui-là.
Elle m'indique le chemin où on avait couru la veille.
Je pousse un cri.
Cette fois c'était un cri strident.
La route était tracée d'un long chemin comme brûlée.
-C'était... c'était moi?
Je me remémorai l'impression d'hier... Merveilleuse.
-Oui, il était là hier, et tu m'as soulevé..., raconta Isabelle, ravie.
Je me laisses tomber de nouveau sur le sol.
-On doit partir, fit soudain la petite fille.
-Pourquoi? On est bien ici, non?
-Non, je sens qui'ils s'approchent...
-Qui?
-Les trois hommes!!
-Quoi? Ils ont abandonné...
-Non, non, pas du tout, je les connais, mademoiselle!!
Je me lèves plus énergiquement et nous venons de faire les trois premiers pas lorsque je me rends compte de ma faiblesse. J'avais surtout faim.
-J'ai faim, je dis machinalement.
-Je t'ai donné cinq sandwishes.
-C'est vrai? Je m'exclames.
Je sors de ma poche arrière le mouchoir un peu écrasée. J'en sors deux sandwiches.
-Tiens, je tends à Isabelle qui me regardait avec envie.
Elle avait faim, la petite. Elle croqua avec appétit son pain tandis que je l'avalai sans la mâcher, tellement j'avais faim. Je me tournes vers Isabelle:7
-écoutes Isabelle, je vais t'appeler petite, d'accord? C'est plus facile pour moi.
Elle hocha lentement la tête.
"- Peux-tu me raconter ce qui s'est passée dans votre maison? J'ai pas bien compris je crois... Il me fut des informations si je veux leur échapper ou quelque chose du genre, tu comprends?
Elle hocha de nouveau la tête.
-Eh bien, fit-elle d'une petite voix,  celui que tu as vu en premier, c'est pas... c'est pas quelqu'un de ma famille...
-Un parrain?
-Non, pas du tout... C'est... heu... Oh, c'est tellement dur!
Elle semblait sur le point d'éclater en sanglot.
-ça va aller, ça va aller..., je murmures en la serrant contre moi, pauvre petite, tu me raconteras après, d'accord?
-D'accord, dit-elle en avalant difficilement son pain.
-Bon, très bien...
Je visualisa la position du soleil et..
-On va aller vers l'Ouest, je crois que d'après mon professeur... Nous nous dirigerons vers New york, la capitale.
J'étais bonne élève à l'école.
-On va partir à New York?
Le visage d'Isabelle sembla soudain illuminé.
-Eh ben c'est ce que je viens de dire, non? Je dis en souriant, pourquoi? Tu as un tante là-bas?
-Non, juste que j'ai toujours voulu visiter New York, combien durera le voyage?
-La voyage...,? Sérieusement, je ne sais pas trop... Je n'ai pas étudiée les longueurs, enfin... Pas encore.
-étudier? Tu as étudiée?
Je la regardai tristemment.
-Laisse tout ça, petite. Tu es encore... Petite.
-Toi aussi! Se défend-elle.
J'éclates de rire, un rire rauque, que je ne me connaissais pas.
-Bon; on y va?
On traversa la forêt sans rencontrer aucun obstacle, hormis des fourmis rouges et des champignons vénéneux.
Isabelle me montra différents sortes d'arbres et de fleurs piquantes mortelles au simple toucher.
Pour casser un peu la nouvelle routine qui s'installait peu à peu, on grimpa dans les arbres ( Isabelle me montra comment) et sautèrent d'un à l'autre.
Au début, j'avais très peur et j'avais failli tomber. heureusement, Isabelle me suivait.
On passa devant une rivière noire, qui est, d'après Isabelle, polluée par le sang du peuple mort d'Auverlitz, ce nom que je ne me rappelais toujours pas où je l'avais entendu.
Mais c'est là où tout tourna en sauce. Le dos tourné à la rivière, j'aiguisai le couteau en bois que m'avait fabriqué Isabelle, je suivis du coin de l'oeil Isabelle qui s'approchait doucement vers la rivière.
D'un air horrifiée, je la vis s'approcher de l'eau noire d'un  air gourmand et la suçer d'un air dégoûtant.
écoeurée, je replanta mon regard sur mon couteau.
C'est alors là qu'il y eut le déclic. Mais j n'avais pas peur. Juste un peu.
Mais qui n'aurait pas un " peu" peur en présence d'une vampire?
Par chance, celle-ci était aussi jeune et inexpérimentée. Sans doute ces hommes étaient d'autres vampires. ce que je en comprenais pas, c'est qu'elle avait eu tout le temps de me vider de mon sang pendant toute une nuit et aujourd'hui. Au lieu de ça, elle avait préférée  des sandwiches tartinés de confiture au pomme.
-Tu veux que je tiennes le couteau? Me proposa Isabelle, derrière moi.
je sursautes, je ne l'avais pas entendu s'approcher.
-D'accord.
Je le lui tends. étrange, les vampires avaient peur des couteau en bois, normalement... à moins qu'elle ne le savait pas? Elle ne savait pas que c'était contre elle l'arme mortelle... contre elle et contre ces hommes...
-Ma petite, tu peux m'en fabriquer d'autres.. J'en veux plein, d'accord?
-Hein? D'accord, dit-elle d'un air surpris.
Ignorante. Mais j'étais quand même un peu triste, de savoir qu'elle me quittera dans pas mal de temps, et de ma main.
-Qu'est-ce qu'il y a? Me demanda-t-elle.
Sans me rendre compte, j'avais frissonné à l'idée de tuer quelqu'un.
-Oh, rien, juste une chauve-souris, je dis en saisissant la première idée qui me passait par la tête.
-Quoi? T'es sûre? Dit-elle.
Elle avait l'air effrayé.
-Euh, non... je ne suis pas sûre, je crois que c'est l'ombre d'un pigeon migrateur, j'ai reconnu son pelage bleu irisé, je réponds, apeuré par son teint soudain blêmis.
-Ah.
Elle sembla soudain détendue.
-Euh..., je dis soudain en fermant les yeux, tu es prête à me raconter ton histoire?
C'était les dernières pièces du puzzle qui me fallait.
-Hein? Peut-être plus tard...
-Non, maintenant si tu es prête..
-Pas encore, je ne suis pas encore prête.., répondit-elle mal à l'aise.
Je ne voulais pas la Harceler, il fallait lui laisser du temps.
On ne sortit de la forêt qu'au coucher du soleil. Nous aperceviâmes les remparts de New York,  encore à quelques kilomètres de nous.
Isabelle s'effondra à côté de moi, épuisée, ses douzaines de bâtons s'écroulant avec elle. Elle s'endormit aussitôt. Je la regardai encore puis m'allongea à mon tour.

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-Oh, cette robe à double-jupons est juste mer-vei-lleu-se, soupira Isabelle, le nez collé contra la vitre de "Gull&hommer" qui avaient sorti de nouvelles robes roses et bleu version grand-mères.
On s'était levé un peu après l'aube et on avait parcouru le reste du chemin qui nous séparait de New York.
Dès qu'on était entré, Isabelle avait flashé sur ces robes totalement ringardes. Mais à l'en croire, ils étaient " fabuleuuuuux".
Chacun son goût après tout. Et déjà la robe à petits coeurs sur pantalon en laine mauve qu'elle portait en disait long, sur son gout.
-On a pas d'argent pour les acheter, je dis patiamment.
-Si c'est juste une question d'argent..., dit-elle soudain en se relevant brutalemment, pas de problèmes..Attends-moi!
Dangereuse, cette fille, lorsqu'elle devient capricieuse. Elle a l'air prête à tuer pour l'argent.
-Non, tu ne vas pas voler les gens pour ça, je dis fermement en la tenant par l'épaule.
Elle regarde d'un air gourmand les gens qui passaient puis me lança un regard mauvais.
Je me passes la main sur le visage. J'avais commis une grosse erreur. J'avais amené une vampire parmi des gens normaux.
G.R.O.S.S.E   E.R.R.E.U.R.

                                                                          La suite demain

dimanche 17 mai 2015

Qui vaincra? chapitre 1


Chapitre 1: La belle vie
-Oui?
-Une swish glace.
-Une hectons ice.
-Rien.
Céline et Capucine me dévisagent. Même la servante lève un regard surpris.
-Je ne veux rien. Pourquoi vous me regardez comme ça? 
- Cassandra... C'est impossible, me dit Capucine avec une moue exagérée.
-Ouais, tu peux pas rien commander, ajoute Céline de sa voie fine et idiote.
-Et pourquoi? demandai-je en haussant les sourcils.
- Regardes, dit Capucine en me mettant sous le nez la liste des glaces en soulignant chacune avec son ongle bleu brillant, y a même la sublim-ice.
-Et alors? Je veux rien, je vous dis.
Elle mes dévisagent et Capucine croisent ses longues jambes en ajustant son débardeur rose. Signe d'exaspération.
-Bon, c'est tout? S'impatiente la servante.
-Oui.
Elle s'éloigne et Céline reprit son aphone pour taper un texto:
-Georges m'a envoyé de nouvelles bulles! S'exclame-t-elle.
-Quoi!
On s'exclame tous. George est le meilleur cuisinier du pays et Céline avait suivi des cours chez lui l'été dernier. Apparemment, elle avait un "potentiel exellent".
-Alors? S'exclame Capucine, en sautillant presque sur sa chais.
-Il m'a juste inscrit une nouvelle recette, dit-elle en répondant à toute hâte.
-Ah, dit Capucine, déçue.
Aujourd'hui, elle avait revêtu un débardeur rose avec une minijupe mauve rayé et des sandales à talons. Elle avait lâchée ses cheveux blonds, plutôt jaunes. Céline quant à elle, donnait dans les tons hawaiins avec sa longue robe couleur safari avec plein de petits arbres dessinés dessus, et ses longues tresses brunes. Elle avait des tâches de rousseur. 
Soudain, Capucine poussa un cri.
-Quoi? 
-Où t'as achetée ces magnifiques boucles d'oreilles? 
-Bah, je sais pas trop...., dis-je, c'est ma tante qui me les a offert.
-Dis, tu me les prêteras, n'est-ce pas? Jubile-t-elle.
-Je ne sais pas, dis-je un peu sèchement, peut-être.
La dernière fois que je lui avais demandé son collier turquoise, elle avait refusé tout net sous prétexte qu'il était trop précieux pour elle, alors qu'elle ne l'avait plus porté depuis le primaire.
-Ouais, poursuivit-elle, pace'que Gul a dit que je serais vraiment sublime avec de longues boucles d'oreilles en forme d'aigle dans les nuances sombres.
Gul était son agent de mode. En effet, Capucine travaillait comme mannequin pour une agence et elle assistait à plusieurs défilés de modes importants.
La servante revint et posa un plateau sur la table. Capucine s'attaqua avec gourmandise au sien.
-Hé! s'exclame Céline, George m'invite pour un dîner à"Indic' willows", vous savez, ce resto superchic... Il dit que c'est pour goûter ses flancs en chocolat...
-Whaow! S'extasie Capucine.
-Super, je commentes.
-Il dit que je peux emmener avec moi mes amies..., Dit-elle, ses yeux parcourant les nouvelles bulles envoyées.
-Cool! Crie Capucine.
-Quoi! Je m'exclames.
Je n'ai jamais vu Georges en vraie et ce serait vraiment super de déjeuner avec lui.
-Ouais, sure, j'affirme.
-Bon, dit Capucine en se levant, si je dois dîner avec George, alors il faut que je me prépares dès maintenant. By.
Elle pose sur la table un billet et ajouta:
-On se voit à huit heures.
-à six heures, rectifia Céline, on a le rendez-vous à six heures dix.
-Ok.
Puis elle sortit dans la rue.
-Je crois que je vais partir moi aussi, je dis soudain, salut.
Elle ne répond pas, absorbée par le contenu de son aphone.
Je sors et cours presque vers la maison, où je m'empresses de filer dans ma chambre où je m'assis devant ma coiffeuse. Je contemples mon visage pointu, mes hautes pommettes, mes yeux bleues et mes longs cheveux bleutés bouclés. Je tires de l'un des tiroir une grande boite rose, ma boite de maquillage pro. Je l'ouvres et observe les dizaines de flacons multi-colors, les rouges à lèvres Chanel, les vernis, les fonds de paupières... Puis je me lèves. J'ouvres mon placard et fit rouler les cintres dans un bruissement métallique. Je regardes des jupes défiler devant moi, puis des pantalons, des shorts, des robes... Des robes bleue, oranges, vertes, roses, rouges, mauves... Mauve? Je sors ma petite merveille et l'observes: Elle a le haut en dentelle souligné par des plumes virant et une double jupe allant du mauve jusqu'au bleu en taffetas. Splendide. Puis je me penches pour sortit mes sublimes sandales fines bleu ciel à hauts talons.
Je m'habilles, puis je m'attaque au maquillage. Je sèches mon verni assorti et colorie mes paupières en mauves. Je soulignes mes yeux d'un eye-liner et me fait des yeux de biche. Je fonce un peu le rose de mes joues et peint mes lèvres en bleu brillant. Je suis très belle. Je détaches mon chignon et brosses mes cheveux.
Lorsque j'ai finie, je suis vraiment sublime et il est six heure moins dix. Le temps pour aller au "Indic' Willows". Mais avant, je prends le temps d'immortaliser ce moment et je me photographie une douzaine de fois. Puis je descends les escaliers.
-Oh! S'exclame ma belle-mère en me voyant débarquer dans la salon, tu es merveilleuse, isa!
-Mmmmh... merci.
-Où vas-tu comme ça?
-Je vais dîner au "indic' Willows" avec George. Céline et Capucine y vont aussi.
-Au "indic' Willows"! S'exclame belle-maman, épatée, avec le vraie Georges! Il faut dire que t'a une de ces chances...
-Elsa, c'est juste un dîner...
-Oui, mais n'empêches que tu vas dîner avec quelqu'un d'important dans la société!
-Elsa, c'est Céline qu'il invite. Il dit juste qu'elle peut amener avec elle des amies, c'est-à-dire moi et Capu.
-Oh, d'accord!
Je remarques qu'elle est un peu déçu mais je n'y fais pas très attention.
Quelques minutes plus tard, je me retrouves devant "Indic' Willows" où j'aperçois déjà Capucine, remarquable dans son incroyable robe en dentelle blanche soulignée par des fils en or.
Elle s'est teinte en blond cendré et avait un peu exagérée sur son waterpoof rouge.
-Mignon.
-Ouais, je sais. J'avais pas le temps de revêtir quelque chose d'autre.
Elle continue à scruter la nuit.
-Il est en retard, tu ne crois pas?
-J'espère qu'il n'a pas rencontré Céline
-Ouais, t'as raison. Et s'ils ont changé de restaurent?
Heureusement ce n'est pas le cas. George débarque bientôt, superbeau dans sa chemise blanche et son pantalon noire classe. Il passa la main dans ses cheveux blonds et lança un regard autour de lui.
Capucine lui fit un signe et il s'avance avec un sourire vers notre table.
-Vous êtes les amies de Céline? Demande-t-il en s'asseyant à côté de moi.
-Oh oui, susurre Capucine en posant une chaise de force entre nous. Elle s'y assit et je la regardes sidérée. Mais Georges lui sourit et ils discutent.
-Vous connaissez la recette de Tom Willins? Demanda George à Capucine.
-Oh oui, ils sont infect!
-Quoi, Tom? Je m'exclames, oui, j'adores!
-Vraiment? Dit-il, je l'apprécies beaucoup.
Il se lance dans un discours sur la façon dont il a connu Tom et je buvais ses paroles. Puis soudain, je regardes l'heure et je sursautes; sept heures moins quart. Céline ne viendra pas. George ne semble pas le remarquer. Capucine disparaît pendant quelques instants. George me propose une promenade au bord du Nil. Je lui demandes d'attendre Capucine mais il dit qu'il est pressé et qu'il veut y aller tout de suite. Je lui dis d'accord.
Il me parle d'abord des artistes cuisiniers, puis des décors de cuisine. Ensuite j'ai droit à des sermons sur " comment-préparer-l-omelette-la-plus-succulente" comme si je ne savais pas la faire. Au bout d'un moment, je m'ennuie et je regardes l'heur, dix heures et demie. Je m'affoles, je suis très en retard. J'essaye de l'expliquer à Georges mais il ne veut pas comprendre; le voila qui m'entraîne vers un musée de la cuisine. Je freins de mes deux pieds et il le remarque. Il tourne vers moi ses yeux chocolat, surpris:
-Tu n'aimes pas les musées?
-Non, George, ce n'est pas ça. Mais je suis vraiment en retard. Je dois rentrer, maintenant! Peut-être que je visiterai ce musée un autre jour, avec Capucine et Céline,. Mais maintenant, je dois vraiment y aller!
Il me contemples puis me déclare:
-Tu es le portrait craché de Cindy, ma cousine. Mais elle a disparu depuis longtemps. Je ne l'ai jamais revu depuis mes 12 ans.
Je ne sais pas si c'est un compliment. J'hoche la tête:
-Oui, enfin bon. Il faut que j'y ailles, maintenant.
-Regardes la mer, elle est belle.
-Oui, je sais, mais...
-Ses vagues sont vraiment artistiquement superposés! Quelles salades elle ferait...
-Il faut que j'y aille...
Mais il ne m'écoute plus. Il regarde d'un air éperdu le Nil. Je décides de le laisser seul. Je m'en vais.
Le bruit des talons résonnent dans la nuit, se répercutent en écho sur les murs des rues, comme un ballon qui rebondirait.
J'arrives enfin devant la villa superclasse des Witlayte et j'essaye d'ouvrir discrètement la porte. ça va. Tout est sombre. J'enlèves mes talons et je marche sur la pointe des pieds. Je tends l'oreille. Aucun bruit. Puis soudain, alors que j'entres dans la salon, deux grands yeux me fixent. J'étouffes un cri dans mes mains. J'essayes de m'éloigner mais ce n'est que Toinette, ma petite demi-soeur. Elle est en robe de chambre et un nounours vert en peluche pend de sa main droite.
-Où t'étais?
-ça ne te regarde pas.
-Tu dois me dire.
-Non
-Je vais le dire à maman
-Dis-le si tu veux. Bon écoute, je suis vraiment fatiguée, ok? Va te rendormir!
Elle m'observe encore lorsque je sors du salon pour monter discrètement l'escalier. Petite peste! J'ouvres la porte de ma chambre et je la refermes soigneusement. Derrière moi, j'entends les pas de Toinette qui essaye de regagner sa chambre à elle. Je m'allonges sur mon lit sans me soucier de colorer ma couette de fond de teint et de rouge à lèvres. J'enfiles une robe de chambre et je remets ma robe à sa place. Le temps de me démaquiller et de faire une tresse, je m'étais déjà assoupie sur le lit, exténuée.

Dès le lendemain, c'était les sms non-stop de Céline, qui me demandait ce qu'elle a raté. Elle était vraiment abattu, et d'après ses messages, elle avait vraiment un besoin urgent de venir chez moi. Un quart d'heure plus tard, elle débarque, ses yeux bouffies et le teint blême. Ses cheveux sont en bataille. Je la regarde, horrifié. Je lui dis  d'attendre. Je me précipites vers la salle de bain où j'ouvres le placard de soins. J'en sors une crème anti-cernes, un gant et une huile réparateur de cheveux. Puis je reviens et je me mets à la "réparer" et à la relooker.
-Qu'est-ce qui t'es arrivé, ma pauvre?
-Tu sais bien, Cassandra. C'est maman, elle avait lu cette article idiot des dangers de la nuit et elle a refusé de me laisser sortir.
-Tu sais, George a demandé si t'étais venu, puis il nous a parlé des célèbres recettes et tout ça... C'était carrément ennuyeux!
-Ouais, mais je l'aurais vu et je lui aurai donnée toutes mes nouvelles recettes, etc..., se plaint-elle en pleurnichant de plus belle.
Il a fallu une demi-heure complète pour la remettre sur pieds. Elle restait pourtant moral bas. Puis, lorsqu'elle sortit enfin et qu'on se fît donner un rendez-vous à "ice cream" à midi, je m'effondrai quasiment sur mon fauteuil en peau de serpent rouge.
Je somnolai de nouveau et je fis un cauchemar. Je me réveillai en sursaut puis j'avalai quelque chose avant de me rendormir.
Lorsque je me réveillai vers les quatre heures, je fis un effort et pris une douche. Je me sentais nauséeuse et au bord de la somnolence. Mais lorsque je revins devant ma coiffeuse, j'étais super en forme. Je peignes cheveux et passe un semble fond de teint et un gloss rose. Je revêtis une chemise et un pantalon en jean puis sortit vers cinq heures. Lorsque j'arrivai à "ice cream", il n y avait que Capucine qui pianotait sur son aphone d'un air ennuyée.
-Ah, enfin! Céline m'a chargée de te dire qu'elle était parti chez George; finalement, pour un concours de cuisine. Elle m'a dit qu'elle devait te retrouver ici et elle m'a chargée de t'attendre!
Elle avait dis ça d'un air pincé, ne se donnant même pas la peine de la saluer ni de relever les yeux de son aphone.
-Tu restes pas? Je lui demandes en la regardant remballer son aphone et se lever.
-Rester? Dit-elle d'un air dédaigneux, hors de question!
Alors qu'elle faisait volte-face, je l'attrapai par le bras
-Qu'est-ce qu'il y a, Capu?
-Oh, rien.
Ironique, bien sûre. Elle se dégagea et alors qu'elle sortait, elle lança:
-Moi au moins je laisses pas mes copines me chercher comme une folle alors que je suis parti faire un tour avec quelqu'un!
Le message était clair. George. Elle claque la porte.
-Oui? Demanda la servante en venant se placer derrière moi.
-Un boule de glace, c'est tout. Je n'ai pas faim.
-C'est à cause de ton ami, c'est ça? Devina la servante avec un sourire, elle n'avait pas l'air très contente.
-Ouais, bon.
Je n'avais pas envie qu'on me le fasse remarquer de nouveau. Je repris mon aphone et pianotait un texto d'excuse à Capu, lui expliquant que George l'avait juste assomée avec ses longs discours. Oui je l'effaces, et je réecris. J'effaces encore.
-Voilà! S'exclame la servante en me posant un boule de glace au nougat sur un assiette bleue aux formes arabesques devant moi.
Elle avait ajouté de la sauce d'Aneth et soupoudré le tout de confettis noires. ça avait l'air très bon, et quand j'avalai ma première cuillère d'un air gourmand, la servante esquissa un sourire de triomphe. Je me remis à mon aphone et quand je fus satisfaite du contenu de mon message, je l'envoyai. Je finis ma glace, et, décidant de rester plus longtemps dans le restaurent, je décidai d'appeler la servante pour un autre commande:
-Ben dis donc, on dirait que t'as faim! Qu'est-ce que tu veux?
-Un chupa-soupa donut, s'il te plaît!
-C'est enregistré, une chupa-soupa donut! Cria-t-elle en se tournant vers la cuisine, ça ne te dérange pas que je m'assoie avec toi?
-Euh...Non.
Elle tira une chaise rouge et vint s'asseoir devant moi. Je reposa mon aphone sur la table et l'observa attentivement. Je ne l'avais pas beaucoup regardé, malgré notre fidélité, à Capu, Céline et moi. Je contempla son visage rond, ses yeux noires et ses courts cheveux ambrés. Elle était belle, dans son t-shirt bleu marine tombant et son jean découpé par endroit. Par-dessus sa tenue, elle avait mit un tablier rose avec ice cream inscrit accompagné d'un cupe cake. Elle portait un collier d'argent avec une rubis accroché au milieu. Sublime.
-Tu es bien Cassandra Witlayte, c'est ça?
-Ouais.
-Je m'appelle Pénélope Jouimba. Je suis issu d'une famille anglaise, ça te dit quelque chose?
-Je fais pas attention pendant le cours d'histoire-géo.
Elle laissa échapper un petit rire gracieux, totalement différent du caquètement de Céline ou d Capucine
-Oui, enfin bon. Nous sommes pas ennuyeux au point d'être inscris dans l'histoire. Crois-moi, on a vraiment rien de spécial. Mon père voyage tout le temps au Québec et ma mère a tout le temps des rendez-vous avec ses copines. Du coup, je ne passes pas beaucoup de temps avec eux. Pendant les wee-kends, comme j'ai rien à faire, car j'ai tout bossé pendant la semaine, j'ai postulé pour ce travail.
-Ah? Je croyais que tu étais la fille du propriétaire. En tout cas, c'est ce que disait Céline.
Pénélope laissa échapper un sourire amer.
-Ouais, on peut le prendre comme ça, si on veut. Enfin, on ne peut pas empêcher les rumeurs de circuler.
Elle soupira et repoussa un mèche derrière son oreille.  J'enchaîna:
-Tu connais George? Moi et Capu, on s'est disputé à cause de lui.
-Hmmm? Et pourquoi?
-Euh...
Je lui raconte l'épisode de George et son invitation au Nil. Elle m'écoute attentivement.
-Il t'a déjà proposé d'aller au "pinc-fayer"?
-Quoi, ce terrain de golf? pas du tout, Pourquoi?
-ça ne va pas tarder alors, George invite toutes ses admiratrices préférés à ce jeu débile.
-Mais je ne suis pas son admiratrice! C'est Céline qui...
-Oui, oui. Mais c'est toi qu'il préfère. Enfin, avant de choisir une autre. J'avais fait parti de la liste.
-Quoi?
-Eh oui. J'étais plutôt petite, à l'époque. 14 ans. Il a commencé par une invitation à déjeuner jusqu'à une promo de voyage au Portugal. Et parlons pas de nos bulles sur Face. On s'échangeait les dernières nouvelles en cuisine. Tout ça n'avait rien de galant, il était juste comme... comme mon meilleur ami. Tu n'as jamais deviné pourquoi mes glaces sont toujours si succulentes?
J'hochai la tête, absaourdie.
-Eh oui, c'était comme ça. Puis il m'a dit qu'il avait rencontré une certaine Johanna, et il me parlait sans cesse d'elle. Elle est apparemment sa nouvelle meilleure amie. Ses bulles devenaient ennuyeuses et on s'est plus connecté.
-Jusqu'à maintenant?
-Parfois, on s'échange quelque chose. C'est tout. Par contre, je connais sa sœur, Anna. C'est un grosse femme. Attends, je te la montres. J'ai gardé contact avec elle.
Elle cherche dans sa galerie et glisse son doigt sur l'écran. Enfin, elle me tend son Galaxy S5 et je le prends dans mes mains. En effet, c'est une grosse femme au visage joufflu serré dans une robe franfelu. Elle avait des cheveux courts et gras, et des yeux noirs. Tout le contraire de George.
-Ouh là! Je commentes en lui rendant son galaxy.
-Pas belle femme, elle est aussi prétencieuse, sous prétexte que son frère est célèbre. Il m'arrive de lui rendre visite, juste par politesse, puisqu'on a étudié ensemble durant le primaire entier.
-Je comprends. Donc, tu es toujours en contact avec la famille de George.
-Exact, confirma-t-elle, c'est pas un famille chaleureuse, crois-moi. Je parles des frères et sœurs. Car Madame Doswell est vraiment aimable!
Elle me raconte sur la personnalité de cette dernière et on papote pendant une dizaine de minutes, quand un cri nous interrompi:
-Pénélope, la glace est prête!
-J'arrives tout de suite, répondit celle-ci en criant.
Elle se leva, m'adressa un clin d'œil et alla dans la cuisine. Je méditais un peu. Quel chance d'avoir rencontré cette fille! Une vraie étincelle! Grâce à quelques petits arrangements, elle pourrait communiquer à Céline l'adresse de Anna et de son frère.
-Voilààààààà! S'exclame Pénélope en venant poser prestement une assiette devant moi.
-Merci, pénélope.
-Appelle-moi quand tu veux, tu as mon numéro
-C'est d'accord.
Je déguste ma glace, et quand j'ai fini, je me lèves. J'embrasses pénélope et sors. Direction la maison de Céline. En chemin, je sens mon portable vibrer, signe que Capucine avait répondu. Une peur m'enserre le ventre et je tends une main tremblante vers l'ouverture. Je me rue sur mon aphone et le prend entre mes doigts. Mes doigts sont parcourus de tremblements. Je lis: "T vraiment une Traitresse, tu mérite pas d'être mon ami. Je te Dteste. " Je sens un rage monter en moi. Elle, c'est ce qu'elle aurait fait, à ma place, si George lui avait proposé un tour sur la côte du Nil!
Mes pas deviennent rapides, et alors que j'arrives devant la porte de la maison de Céline, je fais demi-tour. Je suis vraiment énervé, j'avais pas la moindre envie de parler avec qui que ce soit.
Je bifurque vers ma maison et fila vers ma chambre, sans répondre aux questions d'Elsa.
Soudain, mon aphone vibra de nouveau mais je en répondis pas. Je ne pris même pas la peine de voir qui c'est. Je le balance sur mon fauteuil rose et m'allonge sur mon lit. Je m'endors de nouveau. Je plonge dans un sommeil sans rêve, et quand je me réveilles, il fait nuit.
-Plus que ça, Dwilan.
-Plus que ça? ça va pas! On va réveiller tout le monde, ici!
-Dwilan!
Les chuchotements de belle-maman et papa me parvinrent un moment avant de s'éteindre. Je n'avais pas sommeil. Je décidais d'aller faire un tour dehors. Je prends mes clés et me glisse discrètement dans le couloir. Je descends l'escalier en faisant bien attention de na pas faire craquer une marche, puis je pousse le portail. Mon scooter est dans le parking face à nous. Je démarres et le bruit du moteur ne tarda pas à résonner dans la rue. Je fis un tour d'abord dans le quartier, pour respirer un peu, puis comme je n'avais pas envie de retourner à la maison, je me gara devant un café de nuit " La nuitelab " . Il n'y a presque personne, à part un jeune employé penché sur des plans de travail et un vieil homme mélancolique . Je m'assis et commanda une tasse de thé sucrée tandis que je scrutai les seuls clients. Lorsqu'on me posa une micro-tasse devant moi, je la bus d'une gorgée et sortit mon aphone de mon sac mauve, que j'avais choisi dans l'obscurité. D'ailleurs, mon ensemble ne s'accordait pas, avec mon T-shirt noir et rose  rayé et mon pantalon vert citron, sur mes sandales d'été bleus.
Je fis bouffer mes cheveux en soupirant et me connecta en ligne. Je consultai les dernières publications et reçut un choc lorsque je vis que Céline avait publié une petite fenêtre avec le titre " Cassandra est Traîtresse". Je remis mon aphone dans mon sac d'un main tremblante. Capucinel'avait-elle pris de son côté? L'avait-elle convaincue?
-C'est tout? Demanda le vieux propriétaire en aparaissant derrière moi, je vous pos l'addition?
-Oui.
-Voilà.
Je payai et sortis de nouveau, prête pour une nuit nocturne sans sommeil.. Je fonçai dans les routes, brûlai les feux rouges ( d'ailleurs y avait personne qui circulait), et je me garai devant le supermarché auquel j'allai avec Elsa, chaque Wee-kend. Je jetai un coup d'œil à mon porte-monnaie. J'avais Suffisamment d'argent  pour une scéance shopping. J'entrai et un gros homme déguisé en humburger me reçut avec mauvaise humeur.
-Bienvenue chez Ticketchic, ici tout est fait pour vous, hic!
Je le regardai et l'ignora en me dirigeant vers le rayon vêtement. Je n'étais pas vraiment à l'aise, la publication de Céline ne cessait de me revenir en tête. Tandis que je pressai un beau chemisier rose, je me fis une constatation. Céline et Capu ne sont pas mes amies, et ne le seront plus. Elles ont perdus leurs places auprès de moi. Tant pis pour eux, maintenant. J'allai chercher d'autres BFF , comme Lavinia et Anais ou Vanessa et Lola.
Je passai dans le rayon maquillage, et je décidai d'acheter pleins de vernis rose chanel dont tout le monde à la sixième en raffolait. Idéal pour commencer ma nouvelle vie.
Je choisis aussi des collants bleus brillant pour Lola et Vanessa, et des chemisiers roses et blancs pour Lavinia et Vanessa. Puis je sortis, les bras chargés de sachets. Mais je ne voulais pas d'autant rentrer chez moi. Cette nuit était super et je voulais la finir en beauté. Alors j'allai faire une tournée chez Zara et flowervil, qui ouvraient la nuit, en ce mois de Mai. Je me plantai d'admiration devant de sublimes boucles d'oreilles floraux entrelacés et un fond de paupière bleu marine qu'avait porter Berthe la semaine dernière. Je papotai avec la caissière qui me donna des conseils sur les fond de teint à choisir:
-La blanc si tu es entre le brun et le blond, et le brun si tu veux avoir l'air d'une noire.
-C'est n'importe quoi, ça, non?
-Non, pas du tout. Je l'ai lu dans le magazine d'Anelle.
-Vraiment? Tu suis ce genre de mags'? Moi je lis Swipps and girls, c'est super à la mode, en ce moment.
-Ouais, bon. Alors tu as su pour le concours de mannequin?
-Quoi? Non.
-ça se passe ici même, au premier. Toutes les filles ont le droit d'y participer. Après, ils vont être selectionné. Enfin, les meilleures.
-Vraiment?
-Oui, j'ai entendu que Capucine va y participer.
-Bien sûre, répondis-je amèrement.
-Tu vas y aller, toi?
-'sais pas, ça dépend.
-Moi, ça me branche. J'ai toujours rêvé d'être comme ces filles milliardaires et superbelle.
-Flora, tu es belle toi aussi.
-Non, pas du tout.
-Mais si.
Je ne mentais qu'à moitié. Flora avait de longues cils, de fines lèvres et de beaux cheveux soyeux. Elle était juste un peu enrobée et n'avait pas le gout de s'habiller.
Son sweet délavé jaune œuf et son pantalon trop large en jean le prouvait. Seul ses nouvelles ballerines roses fushia mettait un peu d'animosité à sa tenue.
-Tu sais, Solanie est passée ici la dernière fois. Elle a achetée de nouvelles robes en dentelles. Ces dernières merveilles sont vraiment au top!
-Ah?
-Oui, vraiment.
On continua à bavarder et elle me montra ses merveilles. En effet, ils avaient beaucoup d'élégance et je me promis de revenir ici bien prochainement. Ensuite vint l'heure de fermer. Il était deux heure du matin. Je saluai Flora et sortit.
Décidément, la nuit se révélerait longue. J'erra ensuite dans les rues et je fais un tour sur la côte du Nil. De grandes filles élancées se baladaient au bras de leurs dulciné. Je vis même Anais en compagnie du beau Jean Follof. Je soupira et marcha un peu devant les cafés, les magazins et les boîtes de nuit. Je continuai à marcher lorsque une main se posa sur mon épaule. Je me rtournai et la première chose je vis fut des yeux chocolat. Une eau glacé coula le long de mon dos. C'était George, en compagnie d'une jeune fille absolument ravissante, qui n'avait pas les caractéristiques de Céline. Elle était habillé d'une des longues robes que m'avait montré Flora. Soudain, je me demande si ce n'est pas Solanie. Elle avait de longs cheveux blonds cendrés et un visage angélique.
-Euh...quoi? Je fais timidement.
-Quoi? Répéta George d'un air théatral, oh ma cher Solanie ( et j'avais raison) vous voyez? Cette Cassandra est une vraie déesse!
-Oh! Susurre Solanie en me regardant avec un sourire, George!
-Eh bien, ma cher Cassandra, je vous présentes Solanie Fichgel, une de mes amies.
-On s'est rencontré ici même! Gloussa celle-ci.
-Oui, enfin bon, ma cher Cassandra. Que faites-vous par une telle nuit ici?
-Euh... je me balades, je réponds en rougissant.
-Tu essayes de trouver le sommeil? Devina Solanie en contemplant ma tenue d'un air compréhensif, il faudra te changer, Cassidy.
-Cassandra, rectifiai-je, je ne croyais pas venir ici.
-Oui, mais...
-On va au "Cucy-Glus", coupa George en me regardant dans les yeux, tu viens avec nous?
-Mais, George..., essaya de protester Solanie, contrariée.
-Sola, c'est moi qui t'invite, alors je peux inviter Cassandra aussi.
Solanie me regarda d'un air assasin et se détacha brusquement de George. Elle reprit subitement la parole:
-Le "Cucy-Glus" ne reçoit pas les clients habillés en guenilles.
-Ah bon? Fis George d'un air absent, alors je vous demanderai un service, Solanie...
-Oui? Fis celle-ci en battant des cils.
-échangez votre tenue contre celle de Cassandra, lança joyeusement George.
-COMMENT?
-Ma cher Solanie, faites cela pour moi...
-TU M INVITES AU RESTAURENT ET TU ME DEMANDE D'ECHANGER MES HABITS CONTRE CEUX DE CETTE...
-Ma Solanie...
-JE M'EN FICHES! JE NE SUIS PLUS TA SOLANIE!
Sur ceux, elle lui balança une claque et tourna les talons.
-Ouh là là! Il faut dire que je suis tombé sur la mauvaise fille, dit Georges en fronçant les sourcils et en se massant la joue, quel caractère...
-Euh, George, je m'en vais, je lui dis, gêné.
Comme il ne répondait pas, je fis volte-face mais il m'attrapa par le bras.
-Votre numéro, exigea-t-il.
-Euh... 0631565612!
Puis je files. Je cours sans regarder en arrière. J'étais vraiment troublée d'avoir créer de l'orage entre Solanie et George. Je n'avais rien fait, d'ailleurs... Tout est de la faute de George. Je m'arrête à côté d'un café pour reprendre ma respiration. Je sans mon aphone vibrer et je le pris, par réflexe. Je regardes et je me rend compte que George m'a envoyée un sms " Attends, on se retrouve au " Cucy-Glus tout de suite, je compte sur toi. C'est très important."
Je paniques, je n'ai pas le choix. Justement, je constate avec horrification que je m'étais reposé sur la façade du " Cucy-Glus" et mon regard accroche Céline, en grande conversation avec un drôle de type, avec Capu.
Justement, Capu regarde en direction de quelqu'un. George. qui me regarde.
Il vint vers moi. Il tient un sachet. Le regard de Capu suit lentement son regard et elle reste bouche ouverte. Je ne me rappelles pas bien la suite. Céline pousse un cri, et au moment où George m'époussette un cheveu sur mon épaule, un flash m'aveugla et je vis Capucine ranger précipitamment son aphone.
-Arrête! Je crie, tétanisée.
Mais c'est trop tard. Capucine et Céline bondissent hors du café et courent. Le type les regarde d'un drôle d'air.
-Tu les connais? Me demande George en me tendant le sachet
-Oui, je soupire en me laissant tomber sur le sol avec le sachet.
Le type se lève et s'approche de moi.
-Vous êtes la Cassandra Witlayte, c'est ça?
Il m'aide à me relever.
-Merci, je souffles, oui, c'est ça.
-Alors, je vous demandes de vous méfier de ces deux-là, dit-il en hochant la tête, je suis Brandon Vochup.
-C'est vous qui aviez gagné les premiers prix du plus exellent élève durant trois ans?
-Oui, et c'est la quatrième année.
-Super! S'exclame George; alors je vous invites tous les deux pour prendre un dîner digne des rois dans ce restaurent.
Je soupires mais je souris. Je regardes Brandon. Il est très beau, avec ses cheveux brun et ses yeux bleus.
Je regardes dans le sachet et je sors une sublime robe, semblable à celle de Solanie.
-Oh, George!
-Elle te plaît? Me demande George, ravi.
-Bien sûr!
-Très bien, alors on t'attend? Constate Brandon en me lançant un clin d'œil.
-Super! Je crie avant de courir vers les vestiaires d'un magasin tout près.
Je m'habilles et je suis superbelle dans ma nouvelle robe blanche en taffetas qui traîne pleines de perles.
Une dame me prête son maquillage. et je reviens, au bout d'un quart d'heure vers le "Cucy-Glus". Brandon et George me tendent leurs bras.
On entre, et on commande des plats. On plaisante et Brandon fait voler ses frites.
-Aaaah, soupire George en regardant son assiette de crevettes, c'est un bon dîner. Dommage que Solanie ne soit pas là.
Ma culpabilité me reserre mon ventre mais elle s'envole vite devant mon gâteau au chocolat soupoudré de glace et de crème.
-Tu as un appétit de lion! Fis remarquer Brandon en riant.
Je lui tires malicieusement la langue et je reprends ma cuillère.
Lorsque je reviens à la villa, je suis exténuée. Il était cinq heure. Je prends mes sachets sous un bras et ma robe sous l'autre. Je conduis mon scooter dans le parking et j'entres.
Même scène. Enlever ses talons, marcher silencieusement, gros yeux qui te regardent. J'étouffe un cri de surprise mais ce n'est pas une chauve-souris ou un terroriste, c'est juste Elsa. Elle me regarde d'un air réprobateur.
-Quoi?
-Comment ça, quoi? Tu fais des sorties nocturnes, maintenant? Toinette m'a racontée, pour la dernière fois!
-J'étais allé dîné, et ce soir, je n'avais pas sommeil! Je suis juste allé faire un tour dehors.
-Pas étonnant, que tu n'aie pas sommeil. Tu as dormie tout le matin et tout l'après-midi. Un tour dehors? Regarde-moi tous ces sachets. " Ticketchic" et "Flowervil", t'as fait du shopping, ou quoi?
-Euh... c'est ça. J'ai aussi rencontré George et Brandon.
-Brandon? Cet élève intelligent?
-Oui, on a dîné avec George.
-C'est quoi ça?
Elle tendit un doigt vers le taffetas blanc qui débordait d'un des sachets.
-Euh... une robe.
-Une robe?
-C'est George qui me l'a offerte.
-Comment? montre-moi.
-On va réveiller tout le monde.
-D'accord, on monte dans ta chambre.
Je soupire d'agacement et je montes avec mes sachets, suivi de près par Elsa.
Je pousse ma porte et elle pousse un cri d'exclamation.
-Quoi?
-Rien, c'est juste que c'est un peu... un peu trop rose, tout ça.
-Et alors?
-Laisses tomber, montre-moi tes sacs plutôt.
Je les lui tends et je fermes ma porte.
-Whaw!
Elle s'extase devant ma robe et elle me demande, les yeux brillants:
-Tu me la prêtera, hein?
-Pas question.
Elle est contrariée mais elle n'insiste pas. Elle regarde le sachet des vernis chanel et les collants.
-Pourquoi t'as acheté tous ces vernis?
-Comme cadeau pour mes amies.
-Hmmmm..., elle dit en fronçant les sourcils, bon, c'est tout?
-C'est tout.
énervée par son petit air supérieur, je lui déclare:
-Elsa, t'es pas ma mère, OK? D'ailleurs, j'ai 18 ans.
-Je sais, je sais, elle répond, comme blessée, je voulais juste te protéger.
Je regrettes de lui avoir dis ça. Mais elle ne me donne pas le temps de m'excuser, elle referme déjà ma porte.
Pourquoi je blesses tout le monde? Je ne comprends vraiment pas.
Je ne veux pas réfléchir. Je suis vraiment fatiguée. Je m'endors.
Le lendemain, c'est Elsa qui me réveilles. Elle entre dans ma chambre, les cheveux en bataille, des cernes sous les yeux et tenant une main le téléphone et de l'autre resserrait son peignoir vert.
-C'est une certaine Pénélope qui t'aaaaaaaaaaaappelle, dit-elle en baillant longuement.
-Oui? Je gémis dans le téléphone en le prenant des mains d'Elsa.
-Cassandra, tu viens de sortir du lit, ou quoi?
-Oui.
-ça me rassure, après ce qui s'est passée...
-Qu'est-ce qui s'est passée?
-Passe au café, je te raconterai
-J'arrives.
Je raccroche et je le remets à sa place. Puis je me diriges vers la salle de bain. Qu'Est-ce qui aurait pu bien arrivée pour que pénélope l'appelle à neuf heure trente?
Je prends une douche et je reviens vers ma chambre pour me sécher les cheveux à l'aide de mon séchoir. Je sors une chemise bleu à carreaux orange et un jupe assortie. Je glisses un nœud papillon bleu dans mes cheveux et chausses des converses. Puis je descends, en fourrant mon gloss et mon fond de teint.
-Bien dormi? Lance papa, assis sur une des chaises entourant la table à manger.
Je lances un coup d'œil à Elsa.
-Euh...non, nuit blanche, j'expliques.
-Tu es encore partie déserter les rues et tu es partie sur la côte du Nil?
-C'est ça, je dis avec un sourire.
On s'est toujours bien compris. Elsa nous regarde avec des yeux ronds.
-Je suis aussi partie faire du shopi' au "ticketchic" et à "Flowervil" et j'ai pris une tasse de thé au "Nuitelab".
-Ah, vraiment? Je n'aimes pas beaucoup ce restaurent.
-Oui, moi aussi, d'ailleurs. J'ai ensuite dîné au "Cucy-Glus" avec Brandon et George.
-Ah!
-Et j'ai rencontré par chemin Céline, Solanie, Capucine et Flora.
-Whaw, quel programme! On dirait que tu ne t'es pas ennuyé, cette nuit.
-Un peu.
-Très bien, alors.
Il se replonge dans son journal " Mon Hebdo " et Elsa pose un café noir devant moi.
-Tu veux une tarte? Me demande-t-elle en ajoutant du sucre dans mon café.
-Plutôt deux.
Je manges mon petit déjeuner très vite puis je me lève.
-Où vas-tu? Fait Elsa.
-Dans un café.
-Où ça?
Elsa voulait tout dans les détails.
-Il s'appelle "ice cream" pour y rencontrer Pénélope. C'est là où elle travaille.
-Laisse-là, marmonne papa.
Je sors et j'enfiles une veste avant de sortir.
Je prends mon scooter et je démarres.
Lorsque j'arrives à "ice cream", devenu mon quartier général, je vis Pénélope dans une mignonne robe paysanne rose attendre au pas de la porte.
-Qu'est-ce qu'il y a, alors? Je demandes en l'embrassant.
-Entre d'abord, répond-elle d'une voix tremblante.
On entres et on s'installes au premier. Elle ne cesse de tortiller son tablier et de regarder de tous les côtés. Puis soudain, elle me regarda dans les yeux.
-Cassandra,  hier... Tu étais bien partie dans le restaurent " Cucy-Glus" avec...
-...George? Oui, rien de plus respectable. j'ai rencontré Brandon et on a bien ri avec George...
Soudain, un doute me prit. Le flash, l'aphone de Capucine.
-Ne me dis pas... Ne me dis pas que..., je balbitue.
-Oh, je crois bien que si, dit-elle en hochant la tête d'un air triste, tiens.
Je prends son Samsung et je contemples la photo de George m'époussetant l'épaule avec un grand sourire. Sous la photo il y avait une légende rédigée par " Capucine Dorwells" et " Céline": " Hello, tout le monde: On encourage le couple de George et Cassandra, hhh!" Et encore en-dessous des commentaires du genre " je n'y crois pas !", " c'est pas vrai!" ou encore " Ctune Trétresse Ctte Cassandra, moi je la trouvé supergentil, j'imagine que C un masc"
-Euh... ça va? S'inquiéta Pénélope en voyant mon expression.
Soudain, des larmes embrouillèrent ma vue et Pénélope lança un "oh!" avant de venir me serrer dans ses bras. Je restai comme ça quelques minutes, avant de me ressaisir.
-Tu sais, maintenant, il faut préparer une revanche, dit Pénélope d'un air sage, explique-leur la vérité.
-Ils ne me croiront pas, dis-je en sortant un mouchoir dans ma poche pour essuyer mon mascara coulant sur mes joues, d'ailleurs ça ne servirait à rien.
-Mais si. Je suis sûre qu'ils t'écouteront.
-Tu ne les connais pas, Pénélope, le mieux serait de poster un seul smiley dans les commentaires de ma part.
-Un smiley? S'exclame Pénélope, interloquée.
-Oui, pour montrer que ça ne me fait rien. Il ne faut pas que je leur montre que j'ai été blessé..
- Où peut-être un commentaire du genre " C'est n'importe quoi, George est mon cousin".
-Mon cousin? Dis-je en éclatant de rire, c'est idiot!
-Hmm, je ne sais pas, déclare Pénélope en caressant ses lèvres d'un air distrait.
-Bon, je crois que j'ai du travail, je dis en me levant, pour éliminer cette rumeur, je conclus.
-Très bien, dit Pénélope en se levant à son tour, bonne chance. Euh.. Qu'Est-ce que tu vas faire?
-Demander l'aide de George.
C'était évident, je demanderai à George de dire que je n'étais que comme une amie pour lui et que c'était Solanie sa bien-aimée.
-Bon, j'y vais moi, dit Pénélope, salut.
-Salut.
Elle regagne le comptoir pour acceuillir un brun et je sortis. Amélie, une de mes camarades, était la cousine de Solanie. Je partirai chez elle, et lui demanderai de joindre sa cousine. J'avais toujours eu de bonnes relations avec elle.
Après quelques minutes de routes, je me garais devant chez elle. Je sonnai une, deux, trois fois. Puis elle vint m'ouvrir.
-Oui? Elle dit d'un air ennuyée.
Mais quand elle me vit, elle s'excite.
-Tu formes vraiment un couple avec George?
-Non, je réponds sèchement.
-Hein?
Elle a l'air un peu déboussolée. Amélie n'étais pas d'un grande bauté, avec ses cheveux roux bouclés et ses taches de rousseurs.
-Je peux contacter Solanie de chez toi.
-Quoi? Elle est là, entres.
On traverse le grand jardin, puis le salon supermorderne, semblable au mien. On trouve Amélie allongé sur un canapé, en train de pleurer devant un film de romance.
-Solanie? Fit timidement Amélie.
-Oui?
Elle est méloncolique et ses longs cheveux blonds cendrés tombent sur son épaule.
-Tu as une visiteuse.
Elle lève la tête, puis reste bouche bée. Le temps qu'il me fallait.
-Il faut que je t'expliques, je n'ai vraiment rien à voir avec lui, c'est lui qui me suit partout. Et puis, on est juste ami. C'était la star d'une de mes amies et il l'avait invitée à dîner. C'est là où je l'avais vu. D'ailleurs, il a l'air de vraiment t'aimer, dis-je précipitamment.
Elle referme sa bouche et fond en larmes. Et sans raison, je pleures avec elle. On pleure toutes les deux. On tombe dans les bras de l'un dans l'autre.
-Il te l'a vraiment dis?
-Oh oui, je mens.
-Alors je lui pardonnes!
Elle rit, je ris, on rit comme des folles. Amélie nous regarde sans comprendre.
-Tu es venue jusqu'ici pour me demande des excuses? Me demanda Solanie d'un air compatissent.
-Oui, mais ce n'est pas tout...
Je lui raconte la publication. Elle devient blanche, puis rouge de colère:
-Mais pour qui elles se prennent, ces filles? Dit-elle dans un accent italien, je dirais tout à George, ne t'inquiète pas.
Je la remercie et je quittes la maison. Pour finir en beauté, Amélie me souffle, alors que je m'asseois sur le fauteuil de mon scooter:
-Je crois que je t'ai cru, je vais tout expliquer aux autres.
Finalement, il suffit juste d'être sincère et gentil et bien gérer l'énormité du problème, le calculer pour le résoudre.
Mon aphone sonne. C'est Elsa.
-Il faut que tu viennes, tes tantes Lavinia et Dorothée sont là! Elles insistent pour te voir.
-Je suis à toi dans cinq minutes, je dis joyeusement.
Je fonces et je finis par me garer devant la maison. J'entres discrètement par la porte arrière et je rencontres Elsa, serré et boudinée dans une longue robe à volants saumon. Je me retiens d'éclater de rire.
-Vite! Elle me siffle.
Je monte et files dans ma chambre pour me changer. Lorsque Tante Dorothée et Lavinia viennent, Elsa insiste pour que je mettes une longue robes plein de rubans et de dentelles. Puis je fis mine de descendre les escaliers bruyamment.
-Oh, ma princesse! S'écrie Tante Dorothée en venant m'embrasser.
Elle est très grosse, et avait un visage joufflue. Elle s'était habillée d'une grande robe plus large kaki dans les tons traditionnels mais qui paraissait rongé par endroit.
-Viens par ici, susurra Tante Lavinia en me faisant signe de sa longue main très mince. Elle était tout le contraire de Dorothée. Elle avait des joues creuses et des cernes sous les yeux. Papa m'avait dit qu'elle travaillait très durement pour une édition tandis que Dorothée était très riche grâce à son mari.
-On t'a vraiment regretté depuis que tu es partie, soupira Lavinia.
J'avais passée chez elles une semaine de vacances, qui s'était révélé catastrophique. J'ai craqué, et j'ai appelé papa pour qu'il me vienne me chercher.
-Euh...oui, moi aussi, je dis maladroitement.
Elsa entre dans le salon en tenant un plateau contenant une bouteille de gin poussiéreuse, soit fraîchement ceuillie au grenier et quatre verres.
-Comment va Selena et son gendre? Demanda-t-elle en posant le plateau sur la petite table en verre.
-Oh, ils se sont envolées vers le Sud, cette pauvre Selena n'a pas plus de santé que moi de fauteuils dorées, s'exclama Lavinia en prenant son verre.
Elsa me tendit mon verre mais je le laissai entre mes mains et je n'y gouttai pas. Elsa m'interdisait formellement de boire toute sorte de vin, exeption Noel.
-Et puis, le petit Paul veut apprendre à lire, ajouta Dorothée, la dernière fois que je l'ai vu, il pleurait dans la jupe de sa mère.
-Ah oui, se rappela Lavinia en esquissant un sourire, Selena était venu prendre un remède contre la pousse-colou des irtes.
-Des quoi? Je demandes, interloquée.
-Oh, toi tu n'as rien à comprendre à tout cela, dit Dorothée avec un petit rire,
-Oui, oui, fit distraitement Lavinia en plissant les plis de sa robe.
Ils continuèrent à bavarder et je glissai discrètement une main dans ma poche pour tirer mon aphone. Je le plaçai entre deux oreillers et le mit en " Silencieux". Comme je n'étais pas très à l'aise, je tournai un peu le dos aux tantes et à Elsa et fit mine de me pencher.
-Cassandra, tu peux me ramener une nouvelle bouteille de gin?
Je sursaute, je n'avais pas eu le temps d'éteindre mon aphone et la lumière bleu se refléta dans la vitre. Elsa la regarda et me lança un regard meurtrier tandis que Dorothée glissait de son fauteuil. Faute d'avoir trop bu ( trois verres de gin) elle ne remarqua rien. Elle entonna une vieille chanson avec Lavinia qui fixait un regard rêveur sur le tapis arabe. Je touchai à tâtons mon aphone et parvint à trouver la touche " éteindre". Je la pressai et la lumière bleu disparut. Comme revenu de ses déboires, Dorotée sursauta:
-C'était quoi, ça?
-Quoi, ma tante? Dis-je en glissant rapidement mon aphone dans ma poche.
-Cette lumière de ciel, c'était quoi? Répéta-t-elle en clignant bêtement des yeux.
-Cassandra, apporte-moi une bouteille de gin, et vite fait, s'il te plaît, coupa fermement Elsa, Dorothée, tu as du rêver. Je n'ai pas vu de lumière bleue.
-Mais je t'assures que...
Tandis que je quittai le salon, la voix de Dorothée s'atténua de plus en plus. Je montai les quatre étages d'affilée, sans me laisser reposer une minute, comme si Dorothée me poursuivait. J'arrivai devant la trappe du grenier et j'aménageai l'échelle. Je grimpai et me  hissa dans la pièce sombre et poussiéreuse.
-"La, la, la... Oui, je sais que tu es toi et je sais QUE TU ES TOIIIIIII!"
La musique de mon aphone s'intensifia et je me mis à prier que mes tantes et Elsa ne m'entendent pas. "Ouhlàlà-oulàlà-oulàlàé je gémis. Je sors mon aphone et glissa la case "accepter l'appel".
Je n'avais pas vu qui m'appelait mais je me décidai à un "Allô?" .
-Hé, salut. C'est Brandon.
-Brandon?
Je suis ahuri et agréablement surprise. J'essayai de me remémorer le beau brun, ses membres, ses cheveux, son visage parfait...
-Oui, c'est ça. Solanie s'est remit avec George.
-...
-ça t'attriste?
-Non, c'est pas ça. Au contraire.
-Ils vont dîner. Tu viens?. Solanie a insisté pour que tu viennes.
-Quoi, Solanie a insisté...? Tu viens toi?
-Ouais.
-Alors, moi aussi. C'est où?
-à Chocolaterie dune, à huit heures.
-Ok
Il raccroches, je raccroches. J'ai l'impression de voler. Puis je me rappelle la bouteille de gin que je devais amener au salon. Je m'enfonça en chantant un air d'indila dans sa " love story". Les bouteilles de gin sont empalées délicatement dans un carton, j'en prends une et je m'empresses de quitter l'endroit.
-Où t'étais? demanda Elsa en me regardant d'un air réprobateur.
-Ben, j'ai reçu un coup de fil et...
-Oui, oui, c'est ça, dit précipitamment Elsa.
Elle ne voulait pas faire trait à aucune technologie en présence de ses soeurs. Du moyen age tout pur.
-Bon, voilà, je dis en posant la bouteille de gin sur la table, je dois partir.
-Quoi?
-Hein?
-Comment?
Je soupires. J'observes les yeux globuleux de Dorothée et les minces lèvres pincées de Lavinia. Puis mon regard se pose sur Elsa.
-J'ai des trucs urgent à faire.
-Cassandra, reste avec nous, dit Dorothée d'un air de reproche, chaque fois que nous venons, il faut que tu t'éclipse.
-Non, pas du tout, c'est juste que... C'est des coincidences.
-Tu reste avec nous, Cassandra, dit calmement Elsa.
Elle tortillait une de ses mèches bouclés, signe de nervosité.
-Non, je ne peux pas.
-Il faut que tu res...
-NON! J'ai dis non, je ne peux pas, voila tout. Au revoir!
Furieuse, je refermes la porte du salon un peu violemment et je m'enfermes dans ma chambre. Là, je me calmes. Je m'approches d'une grande affiche collée et je la contemples. J'essayes de vider ma colère dans la couleur noir. ça marche. Je suis déjà calmé.
La même routine... Boite de maquillage pro, robes, sandales, coiffures... Sauf que je me fais des boucles avec mon lisseur. Je cherches dans mes tiroirs un vaporisateur brillant que je mets sur mes cheveux.
à la fin, je me contemple dans mon miroir.
Ma longue robe rose bouffante de dentelle ouvrait sur des jambes magnifiques munie de sandales à talons rouges. Mes cheveux entouraient mes boucles d'oreille à fleurs entrelacés et mon vernis rose brillant brillait à la lumière de la chambre.
-Sublime, je murmures.
Il déjà huit heures moins quart. Je sors discrètement et je fais attention en m'assiant sur le siège pour ne pas froisser ma robe.
Un quart d'heure plus tard, je suis devant la chocolaterie dune. J'entres et je parcoures les clients des yeux. Je ne trouves pas George et Solanie, mais Brandon me fait signe.
-Ils sont en retard, dit-il en me voyant m'assoir.
-Ah, je dis en croisant les bras.
Il me dévisage, puis il contemple le plafond.
-Hop! Et voilà! S'écrie soudain un cuisinier qui sortait d'une porte, il est accompagné d'une jeune fille aux courts cheveux bruns, la vraie tourte au chocolat!
Il y eut des applaudissement. Le chef posa sa merveille sur la table et j'observes plus précisement la fille. Je restes bouche bée en la reconnaissant.
C'est Pénélope.
Elle sourit de toutes ses dents et elle habillée d'une mignonne robe chinoise rouge et noire. Elle avait accroché un noeud papillon dans ses cheveux et s'était fait un brushing.
-Pénélope! Je murmure, à la fois surprise et émerveillée.
-Tu la connais? dit Brandon d'un air étonné.
-Euh...oui, c'est mon amie. Pourquoi?
-Euh,non rien.
Pénélope se tourne vers nous, elle sourit davantage. Elle vint vers notre table et tire une chaise tandis que le chef énumérait les propriétés de sa tourte au chocolat.
-Tu as fais connaissance de Brand? Me dit Pénélope.
Je n'aimes comment elle prononce son diminutif, mais je m'efforce de sourire.
-Oui. Il est charmant.
-Il étudie avec moi..., pouffa Pénélope, si tu le trouves charmant, alors, c'est cool.
-hmmm, fit Brandon en jouant avec sa fourchette.
-Il est timide, affirme Pénélope.
Je laisse échapper un gloussement et Pénélope pri la main de Ce dernier.
-On sort ensemble.
La nouvelle me fait l'effet d'un coup de glace. J'ai quelque chose de glacée me parcoure le dos.
-Euh...super, j'articules.
ça y est, c'était fini.
-Euh bon, je dis soudain en me levant, je dois partir.
La même phrase que j'avais prononcé lorsque j'étais dans le salon avec Elsa.
-Pourquoi? S'exclame Pénélope., tu n'as pas encore goûté la tourte de papa.
Brandon me fixe d'un air bizard. Mes yeux sont embués.
-Désolée, vraiment, mais je dois...
Je ne termine pas ma phrase. Je pousse ma chaise et me rue sur la porte. Je cours dans la côte, je sens les regards fixés sur moi. Je ne regardait pas très bien, aussi piétinai-je par accident quelque chaussures, m'attirant des reproches. je termine par une glissade au parking. J'efface mes yeux d'un revers de ma main et traversa la route pour aller sauter par-dessus mon scooter, lorsque une grande limousine blanche entra.
-Youuuhou! S'écria une femme en ouvrant sa fenêtre, Cassy, comment ça va?
Je battis des paupières et plissa mes yeux. Je distingua des cheveux blonds cendrés et une tenue rouge sang. C'était sans aucun doute Solanie et George. La limousin stationna de tout son long à côté du trottoir et Solanie en sortit la première. Ses longs cheveux blonds tombaient en cascade sur sa longue robe rouge. Un châle en laine très chic reposait sur ses épaules et elle avait chaussée une de ces hautes paires de chaussures qu'on connaissait aux stylistes. L'ensemble était sublime, illuminé par des bijoux en perles bleutées.
George descendit à son tour, très élégant dans son costume blanc et sa chemise bleue. Il avait relevé sa tignasse à l'aide d'un spray apparemment très efficace et s'était accessoirisé d'une montre en or.
-Ma chère Cassandra, cela fait vraiment plaisir de vous voir, dit-il, où ce brave Brandon?
Je faillis éclater de rire devant sa tenue pittoresque qui ne lui ressemblait pas et son ton d'officier mais le souvenir de Brandon me rappela à l'ordre
-Brandon est avec sa petite amie, je dis, ma voix tremblante, dans le restaurent du chocolaterie dune.
-Non, ce n'est pas vrai, fit une voix derrière moi, du moins ça l'était.
Je sursautai et me retournai. Brandon, les bras croisés, adossé à un poto, me regardait d'un air moqueur en jouant avec ses clés.
-Tu étais avec Pénélope, je siffles.
-Peut-être que oui.
-Bon, bon, fit Solanie en s'accrochant au bras de George, ce n'est pas grave. Je ne savais pas que tu avais une petite amie, Brandon, avant tu sortais avec moi, n'est-ce pas? Mais bon, maintenant que j'ai George, je te remplaces bien. Enfin bon, c'est censé être un dîner, alors tout le monde est content.
Je m'avançai avec eux, contrariée, tandis que Brandon les devançait. George s'approcha de moi. Il sortit quelque chose de ma poche et me le montra. C'était une petite boule orange.
-C'est un pétard, murmura George en riant, je vais le tirer à la fin du dîner.
je contemplai un instant la boule et j'hochai la tête tandis qu'il la remettait dans sa poche. Solanie l'appela et il lui cria:
-J'arrives, ma chérie!!
Il la rejoignit et je traîna des pieds. On arriva au restaurent où je goûtai à peine à mon poulet salée et ma part de tourte au chocolat gratuit. Quant à Solanie et George, ils parlent et se contemplent, seuls dans leurs petite bulle.
Mon aphone sonne" La, la,la..." Je m'excuse et je sors. C'est papa.
-Oui?
-Où es-tu, Cassandra? Fit une voix furieuse, on te cherche partout, tu sais qu'on a eu tellement peur!! Céline et ton amie Capucine m'ont dis qu'elles t'ont vu partir avec quelqu'un. Où tu es, là?
-Doucement, papa, j'ai 18ans, O.K? Donc je rentres et je sors quand je veux. Je suis sur la côte avec Solanie, c'est une amie qui sort avec le célèbre George. Il est justement là, lui aussi avec leur intendant Brandon. C'est peut-être un laquais, je sais pas.
-Je vais t'apprendre, moi, qui sors quand il veut!































































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