Chapitre 2: Quel caractère!
-Tu n'as pas idée de l'inquiétude dont tu avais fait l'objet! S'exclame Elsa, en lissant nerveusement sa robe saumon.
-Oui, cela doit arrêter! Rugit papa, Elsa m'a racontée pour la dernière fois, ça suffit! Tu ne vas plus sortir comme ça en pleine nuit, quand même!
Je soupires en soufflant sur ma mèche et je lèves les yeux. J'avais quitté vite fait le restaurent contre mon gré, après maintes excuses, et le téléphone n'arrêtait pas de sonner pendant tout le trajet, sans parler des messages sur Outlook de maman, " où tu es? " que fais-tu?"
-à partir de demain, je t'inscrirais dans une école militaire! Fit papa.
Elsa s'exclame en poussant un cri et moi je restes bouche bée! Un école militaire!
-Pour t'apprendre à ne plus sortir dans la nuit et à obéir!
Je me tais. Puis je me lèves et je vais dans ma chambre. Une fois la porte fermée, je m'effondres sur le tapis rose aux allures arabesques. Je pleures, je pleures, je pleures. Quand j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, je sors de mon sac une bouteille d'eau et je la bois, toute entière. Juste pour me faire plaisir, me rafraîchir et me recharger les batteries.
Je m'assois devant mon ordinateur et je me lances dans des recherches archéologiques sur toutes les écoles militaires du coin. Il n y en a que deux.
La première "saint-besterés", enseigne espagnole, était situé près du "ice cream", juste à côté d'une grande forêt cachant une large lac. "Saint-besterés", dirigé par un directeur anonyme, offrait des activités 100% militaires de 6h jusqu'à 10h du soir. Terrible. En plus, les élèves peuvent être réveillé en pleine nuit pour faire des exercices. Ils doivent aussi couper leurs ongles, ranger leurs cheveux. Le maquillage et le vernis sont interdits. Il y a un uniforme à porter et on peut dormir sous une tente à partager avec cinq ou six élèves. Le dernier délai de s'inscrire était le 8 juin. Ouf! C'est passé.
Mais la peur m'enserre le ventre lorsque je cliques sur le lien de la deuxième école militaire. Soit celle dans laquelle je vais passer deux mois entiers.
Il n y avait pas de photo, juste un paragraphe que je lis:
L'école Militaires " Saint-fillingér" , situé à trois rues de la banque "offichs" en face d'un centre de santé, a prescrit un programme militaire pour les plus de 15ans. Le moniteur John sonny commente: " Je n'ai jamais vu d'aussi compliqué cette année, mais les jeunes vont pouvoir bien s'exercer!" Madame Collister a visité l'école et a déclaré aux journalistes: " Une école digne" Donnant un délai d'inscription avant le 16 juin, " saint-fillingér" laisse poser des règles assez sévères sur l'élève inscrit. Plus d'informations sur le numéro: 00 12 15 87 95 1
Je m'effondres à demi sur ma chaise. L 'école, apparemment n'avait pas l'apprence d'une école de cœur comme "saint-occurce", la F.A.Q où j'étudiais.
Mes paupières commencèrent à s'alourdir, je ne pouvais plus me traîner jusqu'au lit et je ne trouvais pas le force de me changer. Je tombais endormie sur ma chaise.
*****************************************************************
Le lendemain, je me réveillai avec une migraine, j'avais aussi des douleurs au dos, faute de ma position.
-Réveille-toi vite, fit sèchement une voix derrière la port, sans doute Elsa, ton père doit te parler.
-Mmmh...
Je fermai les yeux un instant puis me levai. Je contemplai mon visage de déterré et mon teint quoique livide. Je tirai un pinceau de ma boite et c'est alors que j'eus la meilleure idée de ma vie.
J'allai me donner l'air de n'avoir pas dormi de la nuit et je me colorierai un gros hématome sous l'œil, faute de s'être emporter. Tu parles!
Je mettais un peu de mauve mêlé de bleu sous mon œil gauche puis sur la paupière. Je donnais un soupçon de rouge puis je me contemplai.
Ensuite, je prenais un fond de teint cireux que m'avait offert tantine Dorothée mais que Elsa, par chance, ne connaissait pas.
Je relevai mes cheveux en un haut chignon et je les soupoudrai de " ternine" , un cadeau de Lavinia cette fois que je n'avais jamais utilisé. Il était écrit sur le dessin qui le décorait qu'il abîmait les cheveux et qui ternissait la couleur. Ce qu'il me fallait. Oh! Pardon, mes cheveux. Mais il faut que je vous sacrifie.
Seulement, j'applique avant une huile protectrice très efficace, je ne peux pas me décider à abandonner mes cheveux pour cette simple et répugnante histoire.
Je me rends compte que je suis encore en robe de soirée. Je me changes vite, la troquant pour une tenue simple: veste bleu ciel en laine, t-shirt imprimé gris et noir sur mon minishort bleu en jean.
-Hé, Cassandra! Papa t'a dis de descendre TDS! Fit la voix de Toinette derrière la porte.
-Quoi?
-Tout de suite, quoi!
-O.K, j'arrives.
Enfin, je contemple mon œuvre. Parfait.
Je descends les escaliers lentement, en faisant grincer chaque planche très bruyamment.
-Fais vite, toi! Grogna papa.
-Euh... d'accord, je dis d'une faible voix.
Lorsque j'entres dans la cuisine, Elsa pousse un cri, Toinette tombe de sa chaise et papa me regarde avec des yeux horrifiés. Ils sont tous autour de la table, comme pour un conseil.
-Vous vouliez me parler?
-Euh...oui, mais..., dit papa, qu'Est-ce que tu as fais à ton beau visage?
-Quoi, mon visage? J'ai rien fait.
-Elsa, occupe-toi d'abord d'elle, fit papa d'une voix tremblante, tu sais Cassandra, je ne voulais pas te...
Elsa sauta presque de sa chaise. Je proteste mais Elsa saisissait déjà un gant de toilette et le mouillait à l'eau du robinet de cuisine.
Si elle me nettoyait, j'étais perdue.
-Mais c'est pas la peine! Je m'écrie, laissez-moi, personne ne doit me toucher.
Mais c'était trop tard. Elsa avait posé son gant sur ma joue et poussait un deuxième cri. Le gant portait une teinte bleu et mauve et ma joue était comme peinte à la main. Il fallait dire que je n'avais pas pensé à cette partie du plan.
-TU T'ES MOQUE DE NOUS, PETITE INGRATE! Hurla papa, une fois le choc passée.
Là, j'avais vraiment peur. Il semblait être entré dans une transe. Il saisit un couteau et je ne réfléchis pas. Je me penchai et m'élançai vers la porte, laissée ouverte. Je traverse le salon, saute par-dessus la table en verre. Mais je n'avais pas bien calculée mon saut, un vase se casse et lorsque je me retourne pendant une fraction de secondes, je constate avec horrification que papa m'avait rattrapée. Il sautait à son tour par-dessus la table. Il gagnait du terrain. Mais j'avais déjà ouverte la porte donnant sur the RL ( real life). Il y avait beaucoup de monde, papa criait, je me glissais entre deux carrosse et je courus le plus possible, tournais dans un bon nombre de rues. J'avais très peur, sachant bien que le regret d'être au chaud, bien nourrie et être prêt de ceux qu'on aime viendrait me torturer après. Je ne savais pas bien ce que je faisais.
Lorsque je suis sûre que je ne suis plus traqué, je m'effondre sur le sol. Les passants m'enjembent, me lancent des regards étonnés ou dégoutés. Ils critiquent avant d'avoir su. J'avais un besoin urgent de boire. Je cherchais un billet ou une pièce dans ma poche. Voilà, ma vi de devergondé commençait déjà. Je contemplai ma veste bleu ciel ajusté sur un t-shirt imprimé gris et noir sur mon minishort bleu en jean. Pas ideal pour le prochain hiver, si j'ai survécu jusqu'à là. J'ai sur moi deux billets de dix euros. Je tires de mes poches un élastique, un collier de perles et un mini-talon de la Barbie de Toinette.
J'entres dans un magasin et j'achètes ma bouteille d'eau. Fini le shopping, la F.A.Q, le scooter rose et les cavales la nuit. Les cavales la nuit? Pas sur, maintenant que je suis LIBRE... L-I-B-R-E, maintenant, c'est un triste mot... Je suis libre... Mais à quel prix?
Les mains dans les poches, je sillonais les avenues en méditant sur mon pauvre sort. Je ne vais plus pouvoir revoir mes amies, plus aller à la F.A.Q, ni assister à mes cours de chevaux. Mais je ne pouvais plus faire marche arrière. Comment imaginer retourner à la maison et dire " Désolé les amis, l'affaire est clos" ?
La nuit venait de tomber, tirant avec elle un rose mêlé de mauve sur les immeubles et les villas désormais peints en noir. Je n'avais jamais fait attention à ce décor. Je le trouves sublime. Je m'assis sur un banc et contemple les petites étoiles qui illuminaient le ciel. La ville sombra dans la nuit un long moment avant que les réverbères ne s'allument. Sur mon banc, je contemplai les gens passer. Ils avaient un foyer à regagner. Une tâche que j'avais éliminé moi-même.
Je frissonnais, j'avais un peu froid, surtout aux jambes. J'essayai de marcher à nouveau mais j'étais comme gelé. Faute de s'être trop assise. J'avais commis trop de fautes aujourd'hui.
Ma bouteille d'eau au citron, vidée, pendait sur la banc. Je la pris, et prise d'un élan, je la lançais furieusement le plus loin possible. Elle percuta les barreaux du jardin où je m'étais reposé, faisant sursauter plusieurs gens, dont une vieille dame et deux amants.
Je soupirai et me résigna à me lever. Malgré mes articulations congelés, j'activai le mécanisme lentement, tel un automate pas encore passée en vitesse V.
Je me retrouve bientôt sur une longue route sans destination apparaissante à l'horizon. Sur les côtés, Il n y avait que des villas cachée par des arbres. Je déambulai sur la route pendant un long moment, méditante et méloncolique. Je n'avais pas encore trouvé le vrai sens d'être une fugue. Je ne me suis pas encore remis de mon choc. Une douleur imprégna soudain mon plus gros doigt de pied. J'avais cogné ma converse contre une pierre sans faire attention et lorsque je retirai ma chaussure je constatai les dégats. Le sang coulait et ça me faisait horriblement mal. Je m'asseyaient sur le sol et enleva un morceau de tissu de mon t-shirt, déjà long. Ce n'était pas difficile, le tissu était fragile et très fin. J'en enveloppai mon doigt et le glissa lentement dans ma chaussure, qui, par chance, n'a pas été salie par le sang. Je me remis à marcher. Je distinguai une grande maison pointue illuminée de petites lumières. Je m'approchai plus, sans réfléchir. Je scrutai l'horloge collé contre la face bleuté du toit, la pierre blanche et froide du mur. Cela donnait une impression de manoir.
- Comme dans Blanche neige, version 2, je murmures, émerveillée par les grands jardins égayés par de ravissantes roses d'un rouge profond.
C'était peut-être la maison de la sorcière qui jouait dans Blanche neige, et qu'elle m'enlèverait.
J'avais suée pendant le chemin et mes cheveux étaient collés contre ma nuque. Je saisis l'élastique et me fis un chignon bun simple, juste pour me dégager un peu la vue et ne plus me sentir aussi chaude.
-Oui, d'accord madame, je sursautai en entendant une voix d'homme.
Un grand portail s'ouvrit en effet sur un homme d'apparence douteuse. J'essayai de me cacher derrière un arbre, mon coeur battant la chamade. J'écrasai une branche avec un " crac", je me mordis le poing pour m'empêcher de crier.
L'homme, par contre, avait bien entendu.
-Quelqu'un est là?
Ne recevant pas de réponse, il murmura en riant nerveusement:
-Voilà que j'entends des voix maintenant!
Il tenait un gros carton sous la main et sentait une forte odeur de terre mêlée de sueur. Je me pinçai le nez et regarda droit devant moi, au cas où je pourrais enclencher un sixième sens imprévu.
L'homme lança un cri et un charrette tiré par un grand cheval noire arriva en galopant. Il y lança le carton et y grimpa lui-même.
-Allez, hue! S'écria-t-il dans la nuit, direction le manoir d'Auverlitz!
Le cheval se remit en marche. Lorsqu'ils furent suffisamment loin, je soupirai de soulagment et me laissa tomber sur l'herbe.
Il commençait à faire très froid.Je resserrai ma veste sur moi et me releva. Je courus le plus possible pour m'échauffer et m'éloigner de cette maison très douteuse.
-Dans la nuit, je ne distinguai pas grand-chose, il n y avait pas de réverbères. "Le manoir d'Auverlitz" avait dit l'homme. Y avait-il encore des manoirs dans cette vie? Les contes de fées, tressées par des conteurs pourraient-ils prendre vie?
Je secouai la tête comme pour dégager mon cerveau de ces idées, défaisant mon chignon.
Tout en courant je le refis.
Je courus pendant un long moment, un quart d'heure, une demi-heure, que sais-je?
Mes paupières commençaient à s'alourdir, mes jambes devinrent lents. Je devais trouver un abri pour me reposer. Je regrettai vaguement le lit qui aurait du m'attendre chez moi après une sortie avec Solanie.
Mais plus maintenant. Il n y avait plus de lit, plus de Solanie, rien. Juste la vie.
J'avais encore très peur de la rencontre avec l'homme et froid. Je ne pouvais pas me donner à ces pensées maintenant.
Je continuai ma marche mais je ne trouvai aucun abri. à moitié endormie, je me laissai tombée sur une façade rouge et m'endormis, trop épuisée, sous le ciel à présent noire
***********************************************
Le lendemain, je me réveillai avec une migraine, j'avais aussi des douleurs au dos, faute de ma position.
-Réveille-toi vite, fit sèchement une voix derrière la port, sans doute Elsa, ton père doit te parler.
-Mmmh...
Je fermai les yeux un instant puis me levai. Je contemplai mon visage de déterré et mon teint quoique livide. Je tirai un pinceau de ma boite et c'est alors que j'eus la meilleure idée de ma vie.
J'allai me donner l'air de n'avoir pas dormi de la nuit et je me colorierai un gros hématome sous l'œil, faute de s'être emporter. Tu parles!
Je mettais un peu de mauve mêlé de bleu sous mon œil gauche puis sur la paupière. Je donnais un soupçon de rouge puis je me contemplai.
Ensuite, je prenais un fond de teint cireux que m'avait offert tantine Dorothée mais que Elsa, par chance, ne connaissait pas.
Je relevai mes cheveux en un haut chignon et je les soupoudrai de " ternine" , un cadeau de Lavinia cette fois que je n'avais jamais utilisé. Il était écrit sur le dessin qui le décorait qu'il abîmait les cheveux et qui ternissait la couleur. Ce qu'il me fallait. Oh! Pardon, mes cheveux. Mais il faut que je vous sacrifie.
Seulement, j'applique avant une huile protectrice très efficace, je ne peux pas me décider à abandonner mes cheveux pour cette simple et répugnante histoire.
Je me rends compte que je suis encore en robe de soirée. Je me changes vite, la troquant pour une tenue simple: veste bleu ciel en laine, t-shirt imprimé gris et noir sur mon minishort bleu en jean.
-Hé, Cassandra! Papa t'a dis de descendre TDS! Fit la voix de Toinette derrière la porte.
-Quoi?
-Tout de suite, quoi!
-O.K, j'arrives.
Enfin, je contemple mon œuvre. Parfait.
Je descends les escaliers lentement, en faisant grincer chaque planche très bruyamment.
-Fais vite, toi! Grogna papa.
-Euh... d'accord, je dis d'une faible voix.
Lorsque j'entres dans la cuisine, Elsa pousse un cri, Toinette tombe de sa chaise et papa me regarde avec des yeux horrifiés. Ils sont tous autour de la table, comme pour un conseil.
-Vous vouliez me parler?
-Euh...oui, mais..., dit papa, qu'Est-ce que tu as fais à ton beau visage?
-Quoi, mon visage? J'ai rien fait.
-Elsa, occupe-toi d'abord d'elle, fit papa d'une voix tremblante, tu sais Cassandra, je ne voulais pas te...
Elsa sauta presque de sa chaise. Je proteste mais Elsa saisissait déjà un gant de toilette et le mouillait à l'eau du robinet de cuisine.
Si elle me nettoyait, j'étais perdue.
-Mais c'est pas la peine! Je m'écrie, laissez-moi, personne ne doit me toucher.
Mais c'était trop tard. Elsa avait posé son gant sur ma joue et poussait un deuxième cri. Le gant portait une teinte bleu et mauve et ma joue était comme peinte à la main. Il fallait dire que je n'avais pas pensé à cette partie du plan.
-TU T'ES MOQUE DE NOUS, PETITE INGRATE! Hurla papa, une fois le choc passée.
Là, j'avais vraiment peur. Il semblait être entré dans une transe. Il saisit un couteau et je ne réfléchis pas. Je me penchai et m'élançai vers la porte, laissée ouverte. Je traverse le salon, saute par-dessus la table en verre. Mais je n'avais pas bien calculée mon saut, un vase se casse et lorsque je me retourne pendant une fraction de secondes, je constate avec horrification que papa m'avait rattrapée. Il sautait à son tour par-dessus la table. Il gagnait du terrain. Mais j'avais déjà ouverte la porte donnant sur the RL ( real life). Il y avait beaucoup de monde, papa criait, je me glissais entre deux carrosse et je courus le plus possible, tournais dans un bon nombre de rues. J'avais très peur, sachant bien que le regret d'être au chaud, bien nourrie et être prêt de ceux qu'on aime viendrait me torturer après. Je ne savais pas bien ce que je faisais.
Lorsque je suis sûre que je ne suis plus traqué, je m'effondre sur le sol. Les passants m'enjembent, me lancent des regards étonnés ou dégoutés. Ils critiquent avant d'avoir su. J'avais un besoin urgent de boire. Je cherchais un billet ou une pièce dans ma poche. Voilà, ma vi de devergondé commençait déjà. Je contemplai ma veste bleu ciel ajusté sur un t-shirt imprimé gris et noir sur mon minishort bleu en jean. Pas ideal pour le prochain hiver, si j'ai survécu jusqu'à là. J'ai sur moi deux billets de dix euros. Je tires de mes poches un élastique, un collier de perles et un mini-talon de la Barbie de Toinette.
J'entres dans un magasin et j'achètes ma bouteille d'eau. Fini le shopping, la F.A.Q, le scooter rose et les cavales la nuit. Les cavales la nuit? Pas sur, maintenant que je suis LIBRE... L-I-B-R-E, maintenant, c'est un triste mot... Je suis libre... Mais à quel prix?
Les mains dans les poches, je sillonais les avenues en méditant sur mon pauvre sort. Je ne vais plus pouvoir revoir mes amies, plus aller à la F.A.Q, ni assister à mes cours de chevaux. Mais je ne pouvais plus faire marche arrière. Comment imaginer retourner à la maison et dire " Désolé les amis, l'affaire est clos" ?
La nuit venait de tomber, tirant avec elle un rose mêlé de mauve sur les immeubles et les villas désormais peints en noir. Je n'avais jamais fait attention à ce décor. Je le trouves sublime. Je m'assis sur un banc et contemple les petites étoiles qui illuminaient le ciel. La ville sombra dans la nuit un long moment avant que les réverbères ne s'allument. Sur mon banc, je contemplai les gens passer. Ils avaient un foyer à regagner. Une tâche que j'avais éliminé moi-même.
Je frissonnais, j'avais un peu froid, surtout aux jambes. J'essayai de marcher à nouveau mais j'étais comme gelé. Faute de s'être trop assise. J'avais commis trop de fautes aujourd'hui.
Ma bouteille d'eau au citron, vidée, pendait sur la banc. Je la pris, et prise d'un élan, je la lançais furieusement le plus loin possible. Elle percuta les barreaux du jardin où je m'étais reposé, faisant sursauter plusieurs gens, dont une vieille dame et deux amants.
Je soupirai et me résigna à me lever. Malgré mes articulations congelés, j'activai le mécanisme lentement, tel un automate pas encore passée en vitesse V.
Je me retrouve bientôt sur une longue route sans destination apparaissante à l'horizon. Sur les côtés, Il n y avait que des villas cachée par des arbres. Je déambulai sur la route pendant un long moment, méditante et méloncolique. Je n'avais pas encore trouvé le vrai sens d'être une fugue. Je ne me suis pas encore remis de mon choc. Une douleur imprégna soudain mon plus gros doigt de pied. J'avais cogné ma converse contre une pierre sans faire attention et lorsque je retirai ma chaussure je constatai les dégats. Le sang coulait et ça me faisait horriblement mal. Je m'asseyaient sur le sol et enleva un morceau de tissu de mon t-shirt, déjà long. Ce n'était pas difficile, le tissu était fragile et très fin. J'en enveloppai mon doigt et le glissa lentement dans ma chaussure, qui, par chance, n'a pas été salie par le sang. Je me remis à marcher. Je distinguai une grande maison pointue illuminée de petites lumières. Je m'approchai plus, sans réfléchir. Je scrutai l'horloge collé contre la face bleuté du toit, la pierre blanche et froide du mur. Cela donnait une impression de manoir.
- Comme dans Blanche neige, version 2, je murmures, émerveillée par les grands jardins égayés par de ravissantes roses d'un rouge profond.
C'était peut-être la maison de la sorcière qui jouait dans Blanche neige, et qu'elle m'enlèverait.
J'avais suée pendant le chemin et mes cheveux étaient collés contre ma nuque. Je saisis l'élastique et me fis un chignon bun simple, juste pour me dégager un peu la vue et ne plus me sentir aussi chaude.
-Oui, d'accord madame, je sursautai en entendant une voix d'homme.
Un grand portail s'ouvrit en effet sur un homme d'apparence douteuse. J'essayai de me cacher derrière un arbre, mon coeur battant la chamade. J'écrasai une branche avec un " crac", je me mordis le poing pour m'empêcher de crier.
L'homme, par contre, avait bien entendu.
-Quelqu'un est là?
Ne recevant pas de réponse, il murmura en riant nerveusement:
-Voilà que j'entends des voix maintenant!
Il tenait un gros carton sous la main et sentait une forte odeur de terre mêlée de sueur. Je me pinçai le nez et regarda droit devant moi, au cas où je pourrais enclencher un sixième sens imprévu.
L'homme lança un cri et un charrette tiré par un grand cheval noire arriva en galopant. Il y lança le carton et y grimpa lui-même.
-Allez, hue! S'écria-t-il dans la nuit, direction le manoir d'Auverlitz!
Le cheval se remit en marche. Lorsqu'ils furent suffisamment loin, je soupirai de soulagment et me laissa tomber sur l'herbe.
Il commençait à faire très froid.Je resserrai ma veste sur moi et me releva. Je courus le plus possible pour m'échauffer et m'éloigner de cette maison très douteuse.
-Dans la nuit, je ne distinguai pas grand-chose, il n y avait pas de réverbères. "Le manoir d'Auverlitz" avait dit l'homme. Y avait-il encore des manoirs dans cette vie? Les contes de fées, tressées par des conteurs pourraient-ils prendre vie?
Je secouai la tête comme pour dégager mon cerveau de ces idées, défaisant mon chignon.
Tout en courant je le refis.
Je courus pendant un long moment, un quart d'heure, une demi-heure, que sais-je?
Mes paupières commençaient à s'alourdir, mes jambes devinrent lents. Je devais trouver un abri pour me reposer. Je regrettai vaguement le lit qui aurait du m'attendre chez moi après une sortie avec Solanie.
Mais plus maintenant. Il n y avait plus de lit, plus de Solanie, rien. Juste la vie.
J'avais encore très peur de la rencontre avec l'homme et froid. Je ne pouvais pas me donner à ces pensées maintenant.
Je continuai ma marche mais je ne trouvai aucun abri. à moitié endormie, je me laissai tombée sur une façade rouge et m'endormis, trop épuisée, sous le ciel à présent noire
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-Vous êtes qui?
Un aboiment me réveilla et j'ouvris des yeux éperdues.
-Hein?
Je me lèves tant bien que mal et bute contre la façade. J'avais un mal de chien aux jambes et aux bras comme lorsque je venais d'un premier cours de pilates.
-Vous êtes qui?
Je baisses les yeux sur une petite fillette d'une septaine d'année surmontée de deux mignonnes couettes blondes.
Je m'accroupis.
-Je ne suis personne, je dis en scrutant ses yeux verts.
-Comment ça, vous êtes personnes?
Des aboiements retentirent de nouveau et un gros chien américain apparut. Il s'élança et je poussai un cri. J'essayai de m'enfuir mais il était déjà sur moi.
-N'aie pas peur, il ne te fera pas de mal! Cria la petite fille.
En effet, le chien se contenta de me lécher. J'éclatai de rire.
-Bas les pattes, le chien! Fit la petite fille.
Le chien cessa soudain de me lécher et retourna vers la petite fille. Je me relevai tant bien que mal et lança un coup d'oeil au ciel découvert.
-Bon, je dois partir, je dis, au revoir!!
Sans lui donner le temps de répondre, je détournai la petite maison compagnarde et me remit à marcher, faiblement. J'étais très faible. N'avant rien mangé et glacifiée par le froid de la nuit, je marchais lentement et délicatement, comme par peur d'un claquage.
-Hé! Hé!
La petite fille m'avait rattrapée, entraînant avec elle un grand homme aux membres élancées.
-Tiens,fit la petite fille.
Elle me tendit un panier couvert d'une serviette.
-Oh, merci! Je m'exclame.
J'esquisse un mouvement pour l'entourer de mes bras mais le grand homme fit éloigner la fille. Je le regardai lentement.
-Qui êtes-vous? Dit-il sèchement.
-Personne, je murmures, les yeux emplies de larmes.
"Personne", voilà ce que j'étais devenue.
-Tu es une fille de joie?
-Quoi? Je suffoques, comment? Jamais , monsieur, comment osez-vous?
J'avais retrouvé tout mon aplomb à présent. L'homme me dévisagea, puis après un instant, il me sourit:
-Ah, je me disais que c'était encore quelqu'un de chez... Enfin, bon, dit-il en se caressant la nuque d'un air gêné.
-Ce n'est pas grave; merci pour tout.
-Non, attendez! M'appela l'homme, si vous voulez venir... Juste pour vous changer ou vous laver..heu..
Il me regarda d'un air peureux comme s'il avait commis un affront, mais il fut rassuré par mon sourire.
-Il faut dire que j'en ai bien besoin, O.K.
Avant, j'aurais répondu de ne plusse mêler des affaires des autres mais maintenant, je n'avais pas le choix.
-Suis-nous, fit la petite fille, en me regardant d'un air distrait.
On retourna auprès de la petite maison, entourée de plantes montantes. J'entrai dans une sorte de salon. Des vases gris pas encore peints contenaient des camomilles fraîchement ceuillies et servaient de décors sur une petite table en bois et sur deux murs bas. Il n y avait pas de coussins moelleux ni de fauteuils achetées à demi-prix chez le magasin préféré d'un ami.
-Oooh, je dis en soupirant.
-Qu'est-ce qu'il y a? Demanda précipitamment l'homme, vous savez... On est pas riche et tout ça...Enfin, si vous êtes pas contents..
-Non, non, je n'ai pas dis ça. Je suis juste... juste un peu fatiguée, je prétexte en me laissant tomber sur les couvertures alignées sur le sol, Aie!
Le sol était dur. L'homme sourit tandis que la petite fille tendait une main dégoulinante de salive vers un vase.
-Tu n'es pas habituée aux sols durs, d'après ce que je vois, fit-il remarquer en attrapant la petite fille.
Je grimaça mais ne dis rien.
-Alors, quel est ton histoire? Me demanda-t-il.
-Euh...Obligatoire de raconter ou facultatif? Je dis.
-Hein?
Apparemment, il n'était pas passée par l'école, celui-là.
-C'est obligée ou c'est pas obligée, je précises.
-Euh... Si tu veux.
-Je ne veux pas alors.
-Bon, euh... Très bien. La salle de bain est par là.
Il m'indique une petite pièce où j'entres.
Déçue.
Décidémment, il faudra que je m'habitues à la "pauvreté " et au " vagabondage". La salle de bain ne contenait pas de bain sophistiqué et des miroirs cadrée d'or surmonté de placards où traînaient toutes les crèmes dont j'en gavais mon corps.
La salle était simple et grise. Il y avait une petite place isolée où on devait prendre notre bain, les rideaux partaient en lambeaux et une petite fenêtre ouverte expliquait la source du courant d'air qui parcourait la salle, me faisant frissonner.
Je fermai la porte derrière moi. J'enlevai un à un mes vêtements et mes chaussures. Je parcourus la distance entre là où j'étais et le bain sur la pointe des pieds. J'étais sale, d'après la boue qui tâchait mon corps. Je tournai le robinet.
Je pousse un cri, l'eau est froide.
Je m'habitues lentement.
Alors que je lavais mes cheveux, quelqu'un entra, suivi d'un grincement de porte. Je poussai un hurlement et par deux gestes je tournes le robinet et je tires une serviette miteuse.
-Hé, c'est juste moi, ricana l'homme, je t'apportes de nouveaux vêtements.
Je souffles lentement, je le regardai sortir et j'eus l'impression que son regard s'attardait... sur moi.
Je laisses ma tête aller contre le mur froid.
Je sors de la douche, j'ai toujours peur. Je contemples les "vêtements" qu'ils m'avaient apportés; C'était un pantalon en laine blanc tâchée et un t-shirt sale rouge.
Je remis mon short et mis par-dessus le pantalon. ¨Par contre, je remis mon t-shirt et ma veste verte en laine et laissa le t-shirt sur le sol. Je renouais mes cheveux mouillées et sortit.
J'entrouveris la porte et marcha lentement dans le couloir. Il y avait des voix provenant du salon.
-Laissez-là moi, disait la voix de l'homme, elle est très belle, ça faisait longtemps que je n'avais pas jouée.
-Oui, mais nous aussi, nom d'un chien! Tu nous la passes après, fit une autre voix rauque.
Je faillis crier lorsque la petite fille vint de derrière moi. Elle me fit signe de me taire et se dirigea vers une porte. Je la suivis en silence.
Elle l'ouvrit et on sortit toutes les deux.
-Bonne chance, tiens, c'est pour toi.
Elle me tendit un petit tas enveloppé dans une serviette blanche.
Malheureusement, la porte grinça bruyamment au dernier moment et on entendit des pas suivis de cris " Elle s'enfuit" " Attendez-moi".
La petite fille poussa un cri et on courut le plus vite possible. Trois hommes surgirent du portail et la petite trébucha. Elle sanglota.
Je ne pouvais pas l'abandonner, pas maintenant.
Je m'arrêtes pour la relever, le temps qu'il fallait aux hommes pour nous rattraper.
Je la saisis à la volée et on galopa dans la verdure de la compagne.
On continua ainsi une dizaine de minutes, la peur me donnant des ailes. Par contre, elle ne donne pas des ailes éternellement... Je me sentis faiblir, les battements de coeur s'accélérer... J'allai bientôt lâcher...
La petite fille sanglota de plus belle. Elle tenait le coup, elle aussi. Mais ses pas devenaient plus lents, d'autant que sa respiration devenait sérieusement saccadés.
Soudain prise d'un élan puissant, je la saisis et ce fut une impression merveilleuse.
C'était comme si je m'envolais à la vitesse de la lumière. Je ne ressentais plus aucune douleur dans les jambes, ni dans la poitrine. Les hommes perdaient du terrain à une vitesse extraordinaire.
Enfin, alors qu'ils ne furent que des petits points à l'horizon, l'impression disparut et je tombai violamment par terre.
-Aiiiie! S'écria la petite fille, des larmes perlant sur ses joues.
J'étais trop épuisée pour dire quoi que ce soit, je ne pouvais même plus bouger un pied ou une main. J'avais l'impression que mes os étaient brisées.
-Désolée, je souffles, vidée de mes forces.
Elle s'allongea et posa sa tête contre mon ventre. Je la serrai de toutes les forces qu'ils me restaient. On s'endormit toutes les deux sur l'herbe fraîche.
Malgré le froid qui nous enveloppa bientôt, je me sentis aussi chaude qu'un fer blanc.
**********************************-
Le lendemain, je me réveillai un peu étourdie. Je me croyais encore chez moi.
-Tu es réveillée? Fit la petite fille au-dessus de moi.
-Hein? C'est toi Elsa?
-Je m'appelle Isabelle.
-Hein? Oui, désolée..
J'essaye de me lever mais mes membres n'avaient pas la force de me porter. Je fais quand même un effort et me lève.
Je m'écroules très vite et Isabelle pousse un cri d'angoisse.
-Ne t'inquiète pas, Isabelle, d'accord? Je lui dis doucement, c'est juste.. juste l'effort.
-L'effort du sort?
-Du sort? Quel sort?
-Celui-là.
Elle m'indique le chemin où on avait couru la veille.
Je pousse un cri.
Cette fois c'était un cri strident.
La route était tracée d'un long chemin comme brûlée.
-C'était... c'était moi?
Je me remémorai l'impression d'hier... Merveilleuse.
-Oui, il était là hier, et tu m'as soulevé..., raconta Isabelle, ravie.
Je me laisses tomber de nouveau sur le sol.
-On doit partir, fit soudain la petite fille.
-Pourquoi? On est bien ici, non?
-Non, je sens qui'ils s'approchent...
-Qui?
-Les trois hommes!!
-Quoi? Ils ont abandonné...
-Non, non, pas du tout, je les connais, mademoiselle!!
Je me lèves plus énergiquement et nous venons de faire les trois premiers pas lorsque je me rends compte de ma faiblesse. J'avais surtout faim.
-J'ai faim, je dis machinalement.
-Je t'ai donné cinq sandwishes.
-C'est vrai? Je m'exclames.
Je sors de ma poche arrière le mouchoir un peu écrasée. J'en sors deux sandwiches.
-Tiens, je tends à Isabelle qui me regardait avec envie.
Elle avait faim, la petite. Elle croqua avec appétit son pain tandis que je l'avalai sans la mâcher, tellement j'avais faim. Je me tournes vers Isabelle:7
-écoutes Isabelle, je vais t'appeler petite, d'accord? C'est plus facile pour moi.
Elle hocha lentement la tête.
"- Peux-tu me raconter ce qui s'est passée dans votre maison? J'ai pas bien compris je crois... Il me fut des informations si je veux leur échapper ou quelque chose du genre, tu comprends?
Elle hocha de nouveau la tête.
-Eh bien, fit-elle d'une petite voix, celui que tu as vu en premier, c'est pas... c'est pas quelqu'un de ma famille...
-Un parrain?
-Non, pas du tout... C'est... heu... Oh, c'est tellement dur!
Elle semblait sur le point d'éclater en sanglot.
-ça va aller, ça va aller..., je murmures en la serrant contre moi, pauvre petite, tu me raconteras après, d'accord?
-D'accord, dit-elle en avalant difficilement son pain.
-Bon, très bien...
Je visualisa la position du soleil et..
-On va aller vers l'Ouest, je crois que d'après mon professeur... Nous nous dirigerons vers New york, la capitale.
J'étais bonne élève à l'école.
-On va partir à New York?
Le visage d'Isabelle sembla soudain illuminé.
-Eh ben c'est ce que je viens de dire, non? Je dis en souriant, pourquoi? Tu as un tante là-bas?
-Non, juste que j'ai toujours voulu visiter New York, combien durera le voyage?
-La voyage...,? Sérieusement, je ne sais pas trop... Je n'ai pas étudiée les longueurs, enfin... Pas encore.
-étudier? Tu as étudiée?
Je la regardai tristemment.
-Laisse tout ça, petite. Tu es encore... Petite.
-Toi aussi! Se défend-elle.
J'éclates de rire, un rire rauque, que je ne me connaissais pas.
-Bon; on y va?
On traversa la forêt sans rencontrer aucun obstacle, hormis des fourmis rouges et des champignons vénéneux.
Isabelle me montra différents sortes d'arbres et de fleurs piquantes mortelles au simple toucher.
Pour casser un peu la nouvelle routine qui s'installait peu à peu, on grimpa dans les arbres ( Isabelle me montra comment) et sautèrent d'un à l'autre.
Au début, j'avais très peur et j'avais failli tomber. heureusement, Isabelle me suivait.
On passa devant une rivière noire, qui est, d'après Isabelle, polluée par le sang du peuple mort d'Auverlitz, ce nom que je ne me rappelais toujours pas où je l'avais entendu.
Mais c'est là où tout tourna en sauce. Le dos tourné à la rivière, j'aiguisai le couteau en bois que m'avait fabriqué Isabelle, je suivis du coin de l'oeil Isabelle qui s'approchait doucement vers la rivière.
D'un air horrifiée, je la vis s'approcher de l'eau noire d'un air gourmand et la suçer d'un air dégoûtant.
écoeurée, je replanta mon regard sur mon couteau.
C'est alors là qu'il y eut le déclic. Mais j n'avais pas peur. Juste un peu.
Mais qui n'aurait pas un " peu" peur en présence d'une vampire?
Par chance, celle-ci était aussi jeune et inexpérimentée. Sans doute ces hommes étaient d'autres vampires. ce que je en comprenais pas, c'est qu'elle avait eu tout le temps de me vider de mon sang pendant toute une nuit et aujourd'hui. Au lieu de ça, elle avait préférée des sandwiches tartinés de confiture au pomme.
-Tu veux que je tiennes le couteau? Me proposa Isabelle, derrière moi.
je sursautes, je ne l'avais pas entendu s'approcher.
-D'accord.
Je le lui tends. étrange, les vampires avaient peur des couteau en bois, normalement... à moins qu'elle ne le savait pas? Elle ne savait pas que c'était contre elle l'arme mortelle... contre elle et contre ces hommes...
-Ma petite, tu peux m'en fabriquer d'autres.. J'en veux plein, d'accord?
-Hein? D'accord, dit-elle d'un air surpris.
Ignorante. Mais j'étais quand même un peu triste, de savoir qu'elle me quittera dans pas mal de temps, et de ma main.
-Qu'est-ce qu'il y a? Me demanda-t-elle.
Sans me rendre compte, j'avais frissonné à l'idée de tuer quelqu'un.
-Oh, rien, juste une chauve-souris, je dis en saisissant la première idée qui me passait par la tête.
-Quoi? T'es sûre? Dit-elle.
Elle avait l'air effrayé.
-Euh, non... je ne suis pas sûre, je crois que c'est l'ombre d'un pigeon migrateur, j'ai reconnu son pelage bleu irisé, je réponds, apeuré par son teint soudain blêmis.
-Ah.
Elle sembla soudain détendue.
-Euh..., je dis soudain en fermant les yeux, tu es prête à me raconter ton histoire?
C'était les dernières pièces du puzzle qui me fallait.
-Hein? Peut-être plus tard...
-Non, maintenant si tu es prête..
-Pas encore, je ne suis pas encore prête.., répondit-elle mal à l'aise.
Je ne voulais pas la Harceler, il fallait lui laisser du temps.
On ne sortit de la forêt qu'au coucher du soleil. Nous aperceviâmes les remparts de New York, encore à quelques kilomètres de nous.
Isabelle s'effondra à côté de moi, épuisée, ses douzaines de bâtons s'écroulant avec elle. Elle s'endormit aussitôt. Je la regardai encore puis m'allongea à mon tour.
**************************************************
-Oh, cette robe à double-jupons est juste mer-vei-lleu-se, soupira Isabelle, le nez collé contra la vitre de "Gull&hommer" qui avaient sorti de nouvelles robes roses et bleu version grand-mères.
On s'était levé un peu après l'aube et on avait parcouru le reste du chemin qui nous séparait de New York.
Dès qu'on était entré, Isabelle avait flashé sur ces robes totalement ringardes. Mais à l'en croire, ils étaient " fabuleuuuuux".
Chacun son goût après tout. Et déjà la robe à petits coeurs sur pantalon en laine mauve qu'elle portait en disait long, sur son gout.
-On a pas d'argent pour les acheter, je dis patiamment.
-Si c'est juste une question d'argent..., dit-elle soudain en se relevant brutalemment, pas de problèmes..Attends-moi!
Dangereuse, cette fille, lorsqu'elle devient capricieuse. Elle a l'air prête à tuer pour l'argent.
-Non, tu ne vas pas voler les gens pour ça, je dis fermement en la tenant par l'épaule.
Elle regarde d'un air gourmand les gens qui passaient puis me lança un regard mauvais.
Je me passes la main sur le visage. J'avais commis une grosse erreur. J'avais amené une vampire parmi des gens normaux.
G.R.O.S.S.E E.R.R.E.U.R.
La suite demain
Un aboiment me réveilla et j'ouvris des yeux éperdues.
-Hein?
Je me lèves tant bien que mal et bute contre la façade. J'avais un mal de chien aux jambes et aux bras comme lorsque je venais d'un premier cours de pilates.
-Vous êtes qui?
Je baisses les yeux sur une petite fillette d'une septaine d'année surmontée de deux mignonnes couettes blondes.
Je m'accroupis.
-Je ne suis personne, je dis en scrutant ses yeux verts.
-Comment ça, vous êtes personnes?
Des aboiements retentirent de nouveau et un gros chien américain apparut. Il s'élança et je poussai un cri. J'essayai de m'enfuir mais il était déjà sur moi.
-N'aie pas peur, il ne te fera pas de mal! Cria la petite fille.
En effet, le chien se contenta de me lécher. J'éclatai de rire.
-Bas les pattes, le chien! Fit la petite fille.
Le chien cessa soudain de me lécher et retourna vers la petite fille. Je me relevai tant bien que mal et lança un coup d'oeil au ciel découvert.
-Bon, je dois partir, je dis, au revoir!!
Sans lui donner le temps de répondre, je détournai la petite maison compagnarde et me remit à marcher, faiblement. J'étais très faible. N'avant rien mangé et glacifiée par le froid de la nuit, je marchais lentement et délicatement, comme par peur d'un claquage.
-Hé! Hé!
La petite fille m'avait rattrapée, entraînant avec elle un grand homme aux membres élancées.
-Tiens,fit la petite fille.
Elle me tendit un panier couvert d'une serviette.
-Oh, merci! Je m'exclame.
J'esquisse un mouvement pour l'entourer de mes bras mais le grand homme fit éloigner la fille. Je le regardai lentement.
-Qui êtes-vous? Dit-il sèchement.
-Personne, je murmures, les yeux emplies de larmes.
"Personne", voilà ce que j'étais devenue.
-Tu es une fille de joie?
-Quoi? Je suffoques, comment? Jamais , monsieur, comment osez-vous?
J'avais retrouvé tout mon aplomb à présent. L'homme me dévisagea, puis après un instant, il me sourit:
-Ah, je me disais que c'était encore quelqu'un de chez... Enfin, bon, dit-il en se caressant la nuque d'un air gêné.
-Ce n'est pas grave; merci pour tout.
-Non, attendez! M'appela l'homme, si vous voulez venir... Juste pour vous changer ou vous laver..heu..
Il me regarda d'un air peureux comme s'il avait commis un affront, mais il fut rassuré par mon sourire.
-Il faut dire que j'en ai bien besoin, O.K.
Avant, j'aurais répondu de ne plusse mêler des affaires des autres mais maintenant, je n'avais pas le choix.
-Suis-nous, fit la petite fille, en me regardant d'un air distrait.
On retourna auprès de la petite maison, entourée de plantes montantes. J'entrai dans une sorte de salon. Des vases gris pas encore peints contenaient des camomilles fraîchement ceuillies et servaient de décors sur une petite table en bois et sur deux murs bas. Il n y avait pas de coussins moelleux ni de fauteuils achetées à demi-prix chez le magasin préféré d'un ami.
-Oooh, je dis en soupirant.
-Qu'est-ce qu'il y a? Demanda précipitamment l'homme, vous savez... On est pas riche et tout ça...Enfin, si vous êtes pas contents..
-Non, non, je n'ai pas dis ça. Je suis juste... juste un peu fatiguée, je prétexte en me laissant tomber sur les couvertures alignées sur le sol, Aie!
Le sol était dur. L'homme sourit tandis que la petite fille tendait une main dégoulinante de salive vers un vase.
-Tu n'es pas habituée aux sols durs, d'après ce que je vois, fit-il remarquer en attrapant la petite fille.
Je grimaça mais ne dis rien.
-Alors, quel est ton histoire? Me demanda-t-il.
-Euh...Obligatoire de raconter ou facultatif? Je dis.
-Hein?
Apparemment, il n'était pas passée par l'école, celui-là.
-C'est obligée ou c'est pas obligée, je précises.
-Euh... Si tu veux.
-Je ne veux pas alors.
-Bon, euh... Très bien. La salle de bain est par là.
Il m'indique une petite pièce où j'entres.
Déçue.
Décidémment, il faudra que je m'habitues à la "pauvreté " et au " vagabondage". La salle de bain ne contenait pas de bain sophistiqué et des miroirs cadrée d'or surmonté de placards où traînaient toutes les crèmes dont j'en gavais mon corps.
La salle était simple et grise. Il y avait une petite place isolée où on devait prendre notre bain, les rideaux partaient en lambeaux et une petite fenêtre ouverte expliquait la source du courant d'air qui parcourait la salle, me faisant frissonner.
Je fermai la porte derrière moi. J'enlevai un à un mes vêtements et mes chaussures. Je parcourus la distance entre là où j'étais et le bain sur la pointe des pieds. J'étais sale, d'après la boue qui tâchait mon corps. Je tournai le robinet.
Je pousse un cri, l'eau est froide.
Je m'habitues lentement.
Alors que je lavais mes cheveux, quelqu'un entra, suivi d'un grincement de porte. Je poussai un hurlement et par deux gestes je tournes le robinet et je tires une serviette miteuse.
-Hé, c'est juste moi, ricana l'homme, je t'apportes de nouveaux vêtements.
Je souffles lentement, je le regardai sortir et j'eus l'impression que son regard s'attardait... sur moi.
Je laisses ma tête aller contre le mur froid.
Je sors de la douche, j'ai toujours peur. Je contemples les "vêtements" qu'ils m'avaient apportés; C'était un pantalon en laine blanc tâchée et un t-shirt sale rouge.
Je remis mon short et mis par-dessus le pantalon. ¨Par contre, je remis mon t-shirt et ma veste verte en laine et laissa le t-shirt sur le sol. Je renouais mes cheveux mouillées et sortit.
J'entrouveris la porte et marcha lentement dans le couloir. Il y avait des voix provenant du salon.
-Laissez-là moi, disait la voix de l'homme, elle est très belle, ça faisait longtemps que je n'avais pas jouée.
-Oui, mais nous aussi, nom d'un chien! Tu nous la passes après, fit une autre voix rauque.
Je faillis crier lorsque la petite fille vint de derrière moi. Elle me fit signe de me taire et se dirigea vers une porte. Je la suivis en silence.
Elle l'ouvrit et on sortit toutes les deux.
-Bonne chance, tiens, c'est pour toi.
Elle me tendit un petit tas enveloppé dans une serviette blanche.
Malheureusement, la porte grinça bruyamment au dernier moment et on entendit des pas suivis de cris " Elle s'enfuit" " Attendez-moi".
La petite fille poussa un cri et on courut le plus vite possible. Trois hommes surgirent du portail et la petite trébucha. Elle sanglota.
Je ne pouvais pas l'abandonner, pas maintenant.
Je m'arrêtes pour la relever, le temps qu'il fallait aux hommes pour nous rattraper.
Je la saisis à la volée et on galopa dans la verdure de la compagne.
On continua ainsi une dizaine de minutes, la peur me donnant des ailes. Par contre, elle ne donne pas des ailes éternellement... Je me sentis faiblir, les battements de coeur s'accélérer... J'allai bientôt lâcher...
La petite fille sanglota de plus belle. Elle tenait le coup, elle aussi. Mais ses pas devenaient plus lents, d'autant que sa respiration devenait sérieusement saccadés.
Soudain prise d'un élan puissant, je la saisis et ce fut une impression merveilleuse.
C'était comme si je m'envolais à la vitesse de la lumière. Je ne ressentais plus aucune douleur dans les jambes, ni dans la poitrine. Les hommes perdaient du terrain à une vitesse extraordinaire.
Enfin, alors qu'ils ne furent que des petits points à l'horizon, l'impression disparut et je tombai violamment par terre.
-Aiiiie! S'écria la petite fille, des larmes perlant sur ses joues.
J'étais trop épuisée pour dire quoi que ce soit, je ne pouvais même plus bouger un pied ou une main. J'avais l'impression que mes os étaient brisées.
-Désolée, je souffles, vidée de mes forces.
Elle s'allongea et posa sa tête contre mon ventre. Je la serrai de toutes les forces qu'ils me restaient. On s'endormit toutes les deux sur l'herbe fraîche.
Malgré le froid qui nous enveloppa bientôt, je me sentis aussi chaude qu'un fer blanc.
**********************************-
Le lendemain, je me réveillai un peu étourdie. Je me croyais encore chez moi.
-Tu es réveillée? Fit la petite fille au-dessus de moi.
-Hein? C'est toi Elsa?
-Je m'appelle Isabelle.
-Hein? Oui, désolée..
J'essaye de me lever mais mes membres n'avaient pas la force de me porter. Je fais quand même un effort et me lève.
Je m'écroules très vite et Isabelle pousse un cri d'angoisse.
-Ne t'inquiète pas, Isabelle, d'accord? Je lui dis doucement, c'est juste.. juste l'effort.
-L'effort du sort?
-Du sort? Quel sort?
-Celui-là.
Elle m'indique le chemin où on avait couru la veille.
Je pousse un cri.
Cette fois c'était un cri strident.
La route était tracée d'un long chemin comme brûlée.
-C'était... c'était moi?
Je me remémorai l'impression d'hier... Merveilleuse.
-Oui, il était là hier, et tu m'as soulevé..., raconta Isabelle, ravie.
Je me laisses tomber de nouveau sur le sol.
-On doit partir, fit soudain la petite fille.
-Pourquoi? On est bien ici, non?
-Non, je sens qui'ils s'approchent...
-Qui?
-Les trois hommes!!
-Quoi? Ils ont abandonné...
-Non, non, pas du tout, je les connais, mademoiselle!!
Je me lèves plus énergiquement et nous venons de faire les trois premiers pas lorsque je me rends compte de ma faiblesse. J'avais surtout faim.
-J'ai faim, je dis machinalement.
-Je t'ai donné cinq sandwishes.
-C'est vrai? Je m'exclames.
Je sors de ma poche arrière le mouchoir un peu écrasée. J'en sors deux sandwiches.
-Tiens, je tends à Isabelle qui me regardait avec envie.
Elle avait faim, la petite. Elle croqua avec appétit son pain tandis que je l'avalai sans la mâcher, tellement j'avais faim. Je me tournes vers Isabelle:7
-écoutes Isabelle, je vais t'appeler petite, d'accord? C'est plus facile pour moi.
Elle hocha lentement la tête.
"- Peux-tu me raconter ce qui s'est passée dans votre maison? J'ai pas bien compris je crois... Il me fut des informations si je veux leur échapper ou quelque chose du genre, tu comprends?
Elle hocha de nouveau la tête.
-Eh bien, fit-elle d'une petite voix, celui que tu as vu en premier, c'est pas... c'est pas quelqu'un de ma famille...
-Un parrain?
-Non, pas du tout... C'est... heu... Oh, c'est tellement dur!
Elle semblait sur le point d'éclater en sanglot.
-ça va aller, ça va aller..., je murmures en la serrant contre moi, pauvre petite, tu me raconteras après, d'accord?
-D'accord, dit-elle en avalant difficilement son pain.
-Bon, très bien...
Je visualisa la position du soleil et..
-On va aller vers l'Ouest, je crois que d'après mon professeur... Nous nous dirigerons vers New york, la capitale.
J'étais bonne élève à l'école.
-On va partir à New York?
Le visage d'Isabelle sembla soudain illuminé.
-Eh ben c'est ce que je viens de dire, non? Je dis en souriant, pourquoi? Tu as un tante là-bas?
-Non, juste que j'ai toujours voulu visiter New York, combien durera le voyage?
-La voyage...,? Sérieusement, je ne sais pas trop... Je n'ai pas étudiée les longueurs, enfin... Pas encore.
-étudier? Tu as étudiée?
Je la regardai tristemment.
-Laisse tout ça, petite. Tu es encore... Petite.
-Toi aussi! Se défend-elle.
J'éclates de rire, un rire rauque, que je ne me connaissais pas.
-Bon; on y va?
On traversa la forêt sans rencontrer aucun obstacle, hormis des fourmis rouges et des champignons vénéneux.
Isabelle me montra différents sortes d'arbres et de fleurs piquantes mortelles au simple toucher.
Pour casser un peu la nouvelle routine qui s'installait peu à peu, on grimpa dans les arbres ( Isabelle me montra comment) et sautèrent d'un à l'autre.
Au début, j'avais très peur et j'avais failli tomber. heureusement, Isabelle me suivait.
On passa devant une rivière noire, qui est, d'après Isabelle, polluée par le sang du peuple mort d'Auverlitz, ce nom que je ne me rappelais toujours pas où je l'avais entendu.
Mais c'est là où tout tourna en sauce. Le dos tourné à la rivière, j'aiguisai le couteau en bois que m'avait fabriqué Isabelle, je suivis du coin de l'oeil Isabelle qui s'approchait doucement vers la rivière.
D'un air horrifiée, je la vis s'approcher de l'eau noire d'un air gourmand et la suçer d'un air dégoûtant.
écoeurée, je replanta mon regard sur mon couteau.
C'est alors là qu'il y eut le déclic. Mais j n'avais pas peur. Juste un peu.
Mais qui n'aurait pas un " peu" peur en présence d'une vampire?
Par chance, celle-ci était aussi jeune et inexpérimentée. Sans doute ces hommes étaient d'autres vampires. ce que je en comprenais pas, c'est qu'elle avait eu tout le temps de me vider de mon sang pendant toute une nuit et aujourd'hui. Au lieu de ça, elle avait préférée des sandwiches tartinés de confiture au pomme.
-Tu veux que je tiennes le couteau? Me proposa Isabelle, derrière moi.
je sursautes, je ne l'avais pas entendu s'approcher.
-D'accord.
Je le lui tends. étrange, les vampires avaient peur des couteau en bois, normalement... à moins qu'elle ne le savait pas? Elle ne savait pas que c'était contre elle l'arme mortelle... contre elle et contre ces hommes...
-Ma petite, tu peux m'en fabriquer d'autres.. J'en veux plein, d'accord?
-Hein? D'accord, dit-elle d'un air surpris.
Ignorante. Mais j'étais quand même un peu triste, de savoir qu'elle me quittera dans pas mal de temps, et de ma main.
-Qu'est-ce qu'il y a? Me demanda-t-elle.
Sans me rendre compte, j'avais frissonné à l'idée de tuer quelqu'un.
-Oh, rien, juste une chauve-souris, je dis en saisissant la première idée qui me passait par la tête.
-Quoi? T'es sûre? Dit-elle.
Elle avait l'air effrayé.
-Euh, non... je ne suis pas sûre, je crois que c'est l'ombre d'un pigeon migrateur, j'ai reconnu son pelage bleu irisé, je réponds, apeuré par son teint soudain blêmis.
-Ah.
Elle sembla soudain détendue.
-Euh..., je dis soudain en fermant les yeux, tu es prête à me raconter ton histoire?
C'était les dernières pièces du puzzle qui me fallait.
-Hein? Peut-être plus tard...
-Non, maintenant si tu es prête..
-Pas encore, je ne suis pas encore prête.., répondit-elle mal à l'aise.
Je ne voulais pas la Harceler, il fallait lui laisser du temps.
On ne sortit de la forêt qu'au coucher du soleil. Nous aperceviâmes les remparts de New York, encore à quelques kilomètres de nous.
Isabelle s'effondra à côté de moi, épuisée, ses douzaines de bâtons s'écroulant avec elle. Elle s'endormit aussitôt. Je la regardai encore puis m'allongea à mon tour.
**************************************************
-Oh, cette robe à double-jupons est juste mer-vei-lleu-se, soupira Isabelle, le nez collé contra la vitre de "Gull&hommer" qui avaient sorti de nouvelles robes roses et bleu version grand-mères.
On s'était levé un peu après l'aube et on avait parcouru le reste du chemin qui nous séparait de New York.
Dès qu'on était entré, Isabelle avait flashé sur ces robes totalement ringardes. Mais à l'en croire, ils étaient " fabuleuuuuux".
Chacun son goût après tout. Et déjà la robe à petits coeurs sur pantalon en laine mauve qu'elle portait en disait long, sur son gout.
-On a pas d'argent pour les acheter, je dis patiamment.
-Si c'est juste une question d'argent..., dit-elle soudain en se relevant brutalemment, pas de problèmes..Attends-moi!
Dangereuse, cette fille, lorsqu'elle devient capricieuse. Elle a l'air prête à tuer pour l'argent.
-Non, tu ne vas pas voler les gens pour ça, je dis fermement en la tenant par l'épaule.
Elle regarde d'un air gourmand les gens qui passaient puis me lança un regard mauvais.
Je me passes la main sur le visage. J'avais commis une grosse erreur. J'avais amené une vampire parmi des gens normaux.
G.R.O.S.S.E E.R.R.E.U.R.
La suite demain